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Risques chimiques

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Maladies d’origine professionnelle et accidents du travail

Le risque chimique n’occasionne globalement que peu d’accidents du travail graves ou mortels. En revanche, il est à l’origine d’un nombre significatif de maladies. Ainsi, environ 30 % des maladies professionnelles reconnues en Europe seraient d’origine chimique. En France, les principales maladies professionnelles déclarées, associées à des agents chimiques, sont les pathologies liées à l’amiante, à l’inhalation de poussières de silice, de poussières de bois ou au contact avec les ciments.

Pathologies professionnelles

Les pathologies telles que certains cancers, l’asthme, des allergies… peuvent être liées à des expositions à des produits chimiques. Seules certaines sont prises en compte dans des tableaux de maladies professionnelles. Une pathologie est dite « professionnelle » si elle est la conséquence de l'exposition d'un travailleur à une substance ou un produit chimique dans le cadre de son activité professionnelle. Pour les salariés relevant du régime général de la Sécurité sociale, il existe aujourd'hui environ 82 tableaux de maladies professionnelles relatifs aux effets sur la santé de substances ou mélanges de produits chimiques (pour plus de 50 maladies).
 

Le risque cancérogène apparaît dans 14 tableaux qui concernent des substances organiques (tel le benzène) ou minérales (amiante). Les localisations des cancers concernés sont très variés : peau, appareil respiratoire, foie, sang, vessie, cerveau et os. 6 tableaux concernent les atteintes immuno-allergiques de la peau et de l’appareil respiratoire et mentionnent plusieurs produits chimiques responsables

Actuellement, ce sont les pathologies dues aux fibres et aux poussières qui sont le plus reconnues comme maladies professionnelles. Les expositions professionnelles à l’amiante constituent la première cause de maladie professionnelle reconnue due à une substance chimique (environ 5000 cas soit près de 10 % des maladies professionnelles selon les statistiques de la CNAMTS).
 

L’exposition aux poussières de bois a fait l’objet d’environ 90 reconnaissances de maladies professionnelles et constitue la deuxième cause de cancers professionnels.
 

Les pneumoconioses consécutives à l’inhalation de silice et les affections causées par les ciments ont été à l’origine d’environ 250 et 50 respectivement déclarations de maladies professionnelles.


Par ailleurs, selon la dernière enquête SUMER menée en 2010, 10 % de l’ensemble des salariés, soit près de 2,2 millions de salariés, auraient été exposés à au moins un produit chimique cancérogène. Les ouvriers et les salariés travaillant dans des activités de maintenance ou dans le secteur de la construction sont les plus concernés, y compris par la multi-exposition. Les cancérogènes les plus souvent cités sont les gaz d’échappement diesel, les huiles minérales entières, les poussières de bois et la silice cristalline.

Accidents du travail

L’exploitation de la base de données EPICEA (recensant des récits d’accidents graves du travail) permet de faire ressortir certaines tendances. Sur plus de 21 000 accidents répertoriés depuis 1990, 700 environ sont liés au risque chimique dans tous secteurs d’activités : ils concernent plus particulièrement les secteurs du traitement et du revêtement des métaux et les activités de nettoyage.

D’après les données recueillies par la Caisse nationale de l’Assurance maladie des travailleurs salariés (CNAMTS), les accidents du travail avec arrêt causés par des produits chimiques représentent moins de 1 % des accidents du travail avec arrêt. Il peut s’agir d’accidents dus à une exposition à des produits caustiques, corrosifs, toxiques, ou bien à des produits combustibles ou explosifs.

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Mis à jour le 29/08/2014
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