Acces rapides :
DOSSIER :

Cancers professionnels

Sommaire du dossier

Vous êtes ici :

  1. Accueil
  2. Risques
  3. Cancers professionnels
  4. Autres causes à l’origine de cancers (rubrique sélectionnée)

Autres causes à l’origine de cancers

Tabagisme

L’effet cancérogène du tabac, maximum lorsqu’il est fumé sous forme de cigarettes, a été démontré par de nombreuses études (épidémiologiques et expérimentales). Le tabagisme est un des premiers facteurs à prendre en compte dans la survenue des cancers du poumon, surtout lorsqu’il est associé à d’autres expositions (amiante…). Il augmente également le risque dû à la pollution environnementale.

Tabagisme en association avec d’autres expositions : multiplication du risque de cancer broncho-pulmonaire
Exposition à l’amiante Risque de cancer multiplié par 5
Tabagisme seul Risque de cancer multiplié environ par 10
Exposition à l’amiante et tabagisme  Risque de cancer multiplié environ par 50


La fumée de cigarettes peut aussi être à l’origine de cancers des lèvres, de la cavité buccale, du pharynx, du larynx, de l’œsophage, de la vessie, et probablement à l’origine de certains autres (pancréas ou rein). En effet, certains des agents cancérogènes présents dans la fumée de tabac, absorbés par les poumons, peuvent atteindre d’autres organes via la circulation sanguine.
 

La fumée de tabac environnementale (tabagisme passif) est un agent cancérogène bien identifié. Compte tenu de la prévalence du tabagisme en France (1/3 de la population adulte), cette exposition environnementale concerne une fraction importante de la population et est maintenant réduite sur les lieux de travail du fait de l'interdiction de fumer. Certaines professions, notamment celles s’exerçant dans les bars, boîtes de nuit et restaurants, étaient particulièrement concernées par le problème du tabagisme passif jusqu'à l'interdiction de fumer sur les lieux de travail et dans les lieux recevant du public.

Alcoolisme

La consommation d’alcool éthylique, indépendamment du type de boissons alcoolisées consommées (bière, vin, alcools forts), est responsable d’un risque accru de cancer des voies aériennes supérieures (pharynx et larynx), de l’œsophage et du foie. L’effet cancérogène de l’alcool est considérablement amplifié par le tabac.

Facteur individuel / susceptibilité génétique

Certains individus sont porteurs d’anomalies génétiques (ou mutations) qui induisent une prédisposition à la survenue de certains cancers, comme le cancer du sein ou le rétinoblastome. Ces mutations ne sont observées que dans un nombre très limité de cas et leur contribution à l’incidence des cancers est faible.
 

Par ailleurs, de nombreuses études épidémiologiques ont montré le rôle d’expositions professionnelles à des agents chimiques dans le développement de cancers. La plupart de ces substances doivent être métabolisées par l’organisme pour entraîner un cancer. Les enzymes impliqués dans ce métabolisme sont sous la dépendance de gènes, dont certains sont « polymorphes », ceci signifie que l'activité des enzymes peut être plus ou moins importante selon les individus.
 

Des études se sont intéressées aux effets conjoints des polymorphismes de ces enzymes et de l’exposition à des agents cancérogènes en milieu professionnel sur le risque de cancer. Une expertise collective datant analyse, sur une base épidémiologique, les liens éventuels entre une exposition à des cancérogènes en milieu professionnel et la susceptibilité génétique individuelle dans la survenue des cancers. Elle a été conduite par l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (INSERM) à la demande de l’INRS (publiée en 2001 sous le titre « Susceptibilités génétiques et expositions professionnelles »). Elle s’appuie sur l’analyse de près de 300 publications scientifiques (données existantes au premier semestre 2000). Elle conclut notamment que :

  • Le concept de susceptibilité génétique et d’interactions entre facteurs de risque génétiques et environnementaux est un nouvel axe de recherche de l’épidémiologie des cancers. Les données disponibles ne permettent pas de conclure à / d’évaluer l’existence d’une telle interaction.
  • Dans le domaine de la recherche comme du point de vue de l’utilisation des résultats en prévention, il est important de rappeler que le mode d’exposition, la durée, l’âge, le sexe notamment, ou éventuellement d’autres gènes que ceux étudiés par l’expertise, resteront des déterminants majeurs du risque.

Rôle des expositions parentales

Beaucoup d’études épidémiologiques depuis 25 ans s’intéressent aux expositions survenant avant et pendant la grossesse. Certains cancers génitaux chez les enfants de sexe féminin ont été mis en évidence dans des cas de traitement de la mère pendant la grossesse par certain(s) œstrogène(s), comme le distilbène. Mais le rôle des expositions professionnelles des parents aux agents chimiques dans l’étiologie des cancers de l’enfant reste encore à l’état d’hypothèse.
 

Toutefois, pour le cas des expositions in utero aux rayonnements ionisants, la responsabilité des expositions à forte dose dans plusieurs des cancers de l’enfant est bien établie. Des questions restent cependant posées en ce qui concerne les faibles doses.

Mis à jour le 07/01/2015