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Rayonnements optiques

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Rayonnement solaire

Limiter l’exposition aux niveaux les plus bas

L’exposition aux rayonnements solaires des salariés travaillant à l’extérieur peut avoir des effets néfastes : coups de soleil ou érythèmes, éruptions cutanées, voire à long terme cancers de la peau. La présence de certaines substances présentes sur les lieux de travail peut également provoquer des cas de photosensibilisation.

L’exposition aux rayonnements ultraviolets (UV) émis par le soleil peut avoir des effets sur la santé à court terme : érythème, éruption cutanée, pigmentation… Les expositions prolongées augmentent le risque de vieillissement cutané et de cancer de la peau. Les professions exerçant en plein air telles que les agriculteurs, les jardiniers, les éleveurs, les travailleurs du BTP, les personnels de stations balnéaires ou de sports sont particulièrement concernés.

Travailleur sur un chantier de BTP en été

Rayonnements solaires : UV-A, UV-B, UV-C, quels effets ?

L’exposition solaire d’un individu est liée aux rayonnements directs du soleil mais aussi aux rayonnements diffusés par le ciel (nuages) et aux rayonnements diffusés par le sol. Plus la longueur d’onde des ultraviolets est courte, plus leur énergie est importante mais moins ils sont pénétrants.

  • Les rayonnements UV-A, dont les longueurs d’onde sont les plus longues, sont les plus nombreux à atteindre la terre. Ce sont eux qui ont le plus grand pouvoir de pénétration dans la peau, une partie atteignant le derme. Ils ont une toxicité indirecte et peuvent avoir des effets cancérogènes. Ils traversent le verre d’une vitre ou d’une baie vitrée.
  • Les rayonnements UV-B, de longueurs d’onde moyennes, plus puissants que les UV-A, peuvent être la source de brûlures, d’érythèmes. Ils pénètrent plus profondément l’épiderme et le derme et ont une action directe sur l’ADN. Leur quantité varie selon les saisons, l’heure (quantité maximale de 11 heures à 14 heures en heure solaire) et l’altitude. Ils sont arrêtés par une vitre.
  • Les rayonnements solaires UV-C, dont les longueurs d’onde sont les plus courtes, sont donc les plus énergétiques. Ils sont pour l’essentiel arrêtés par la couche d’ozone.


Pour information : Outre le soleil, les principales autres sources d’émission d’ultraviolets dans le cadre professionnel sont le soudage à l’arc, les lampes germicides (émettant des UV-C) utilisées dans le cadre médical, dans le secteur pharmaceutique ou agroalimentaire, les tubes à lumière noire pour le contrôle de qualité, les appareils de photothérapie ou les lampes à bronzer… Leur utilisation implique des précautions particulières.

Sources de photosensibilisation dans le cadre professionnel

Sous l’influence des UV (solaires ou autres), certaines substances peuvent provoquer des réactions de photosensibilisation. Il peut s’agir de réaction phototoxique (réaction inflammatoire proche du coup de soleil) ou photoallergique (par exemple de l’eczéma).

Ainsi, des sujets exposés dans le cadre du travail aux rayonnements solaires ou à d’autres ultraviolets peuvent développer une photosensibilisation après la prise d’un médicament.

Exemples d’agents susceptibles de provoquer des réactions toxiques au contact des UV

  • Végétaux (céleri, persil, fenouil, aneth, carotte, coriandre, citron, figues…) : les maraîchers, jardiniers, épiciers, ramasseurs, fleuristes, fermiers travaillant en plein air ou près de fenêtres peuvent être concernés.
  • Goudrons et dérivés : les couvreurs, les ouvriers des travaux publics en charge de l’asphaltage, du goudronnage ou du créosotage peuvent y être exposés.
  • De nombreux médicaments (antibiotiques, psychotropes…) : outre les consommateurs de médicaments, le personnel de santé et les employés de l’industrie pharmaceutique peuvent être concernés.

Quelques produits susceptibles de provoquer des réactions allergiques au contact des UV

  • Écrans solaires
  • Produits antibactériens (savons, produits et détergents vétérinaires…)
  • Parfums
  • Médicaments
  • Pesticides et insecticides
  • Métaux

Prévention des risques liés au rayonnement solaire

L’évaluation des risques qu’est tenu de réaliser l’employeur doit intégrer les risques liés aux rayonnements solaires.

  • Les mesures à adopter viseront, en priorité, à limiter l’exposition solaire pour les travailleurs à l’extérieur par des mesures d’organisation du travail : report des activités en cas de risque d’exposition élevée, limitation du temps passé au soleil par une rotation des postes, travail en extérieur hors des heures d’exposition les plus fortes.
  • Des mesures techniques peuvent également être adoptées pour les conducteurs d’engins et les salariés travaillant à proximité de baies vitrées : adjonction de filtres sur les vitres de la voiture, utilisation d’écrans de stores sur les baies vitrées…
  • Dans le cas où des salariés auraient été l’objet d’une réaction de photosensibilisation, les substances en cause doivent être recherchées dans le cadre de travail. Lorsque cela est possible, il conviendra de remplacer les produits photosensibilisants par d’autres produits moins dangereux, ou à défaut d’éloigner les salariés concernés (automatisation des opérations, isolement des postes émettant des poussières, dépoussiérage…).


Dans tous les cas, le personnel concerné doit être informé des dangers du soleil, des UV et des substances photosensibilisantes au travail.

Parmi les mesures de protection individuelle, citons notamment le port de vêtements protecteurs (vêtements à manche longue, à mailles serrées, secs), ainsi que le port de lunettes filtrantes et de chapeau à larges bords. L’utilisation d’écrans solaires se révèle moins efficace que le port de vêtements protecteurs.

Le port de lunettes filtrantes permet de protéger les yeux des rayonnements lumineux nocifs

En cas de photosensibilisation liée à une substance, il conviendra que le salarié évite tout contact avec la substance photosensibilisante et/ou de l’exposition aux UV. Le médecin du travail pourra, si besoin, demander un aménagement du poste de travail.

Mis à jour le 17/04/2015
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