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Rayonnements optiques

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Ce qu’il faut retenir

Les rayonnements optiques auxquels peuvent être exposés les travailleurs sont parfois nocifs pour les yeux et pour la peau. Une démarche de prévention adaptée permet de réduire les risques pour la santé et la sécurité.

Les rayonnements optiques sont classés selon leurs longueurs d’onde et comprennent l’ultraviolet, le visible, seul domaine perceptible par l’œil humain et l’infrarouge.


On distingue les rayonnements cohérents concentrés sur une seule longueur d’onde (rayonnement monochromatique), il s’agit des lasers et les rayonnements incohérents couvrant plusieurs longueurs d’ondes qui sont émis par toutes les autres sources naturelles ou artificielles.

Les rayonnements optiques : où sont-ils présents ?

Le soleil constitue la principale source de rayonnement optique naturelle.
Les sources artificielles sont quant à elles très nombreuses et se présentent sous des formes très diverses dans notre environnement quotidien et sur les lieux de travail. Les plus connues sont les sources d’éclairage : les lampes pour l’éclairage général des locaux mais aussi, à des niveaux plus intenses, les projecteurs de scène, les scialytiques des salles d’opération… On utilise les propriétés du rayonnement ultraviolet dans l'industrie pour le séchage des encres, la polymérisation des colles, la détection de défauts, la stérilisation (traitement des eaux, traitement bactérien en agroalimentaire),… et dans le domaine médical pour la photothérapie et la désinfection bactérienne. Par ailleurs, certains procédés industriels comme la fusion de l'acier ou du verre, le soudage à l'arc sont à l'origine d'émissions indésirables de rayonnements ultraviolet, visible ou infrarouge.

Leurs effets

Si l’exposition de courte durée à des rayonnements optiques de faible intensité a des effets bénéfiques pour l'organisme (synthèse de la vitamine D pour l’ultraviolet par exemple), l'exposition prolongée à des rayonnements optiques de forte intensité peut présenter des dangers. Les rayonnements optiques sont susceptibles d’affecter la peau et les yeux ; les effets sont d’ordres aigus ou chroniques et sont liés à la longueur d’onde, à l’intensité du rayonnement et à la durée d’exposition. Les atteintes de la peau peuvent se manifester sous forme d’érythème (coup de soleil), de vieillissement de la peau et de cancer. Pour l'œil, les effets directs immédiats se traduisent par des lésions de la cornée, de la conjonctive, voire de la rétine. A long terme l'exposition chronique peut entraîner une opacification du cristallin (cataracte).

La réglementation

La réglementation française relative à la prévention des expositions aux rayonnements optiques artificiels figure dans le Code du travail (articles R. 4452-1 à R. 4452-31). Elle concerne les sources de rayonnement incohérentes ainsi que les lasers. Issues de la transposition en droit français de la directive européenne 2006/25/CE, ces dispositions portent notamment sur :

  • les valeurs limites d’exposition professionnelle,
  • l’évaluation des risques,
  • les mesures et moyens de prévention,
  • l’information, la formation
  • le suivi individuel de l'état de santé des salariés exposés.


L’exposition au rayonnement solaire n’est pas prise en compte dans les textes réglementaires cités

Comment évaluer les risques et comment se protéger ?

On distingue le cas des rayonnements optiques incohérents et celui des lasers. La démarche relative aux lasers est traitée dans le chapitre Rayonnement laser.
Les valeurs limites d’exposition professionnelles relatives aux rayonnements optiques incohérents sont déclinées selon les effets physiologiques, les longueurs d’ondes et les durées d’exposition au cours d’une journée de travail de 8 heures ; elles sont de ce fait relativement complexes à mettre en œuvre. C’est pourquoi l’INRS a conçu le logiciel CatRayon pour évaluer l’exposition aux rayonnements optiques dans les locaux de travail, déterminer les risques et proposer des moyens de prévention.

Mis à jour le 31/07/2017
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