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Prévention des risques liés à l’activité physique

Repérer et éviter les contraintes physiques excessives

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Prévenir les risques d’accidents et de maladies liés au travail, prévoir des postes adaptés, anticiper les évolutions des capacités des travailleurs sont autant de raisons pour les entreprises de chercher à réduire les contraintes physiques du travail. Comment ? Par une démarche de prévention collective centrée sur l’amélioration des conditions de travail.

Les risques liés à l’activité physique sont occasionnés par :

  • des efforts physiques excessifs ou répétés, dont les risques liés aux manutentions manuelles,
  • des gestes répétitifs,
  • des postures de travail (travail debout, accroupi, à genoux, travail sur écran),
  • des déplacements à pied (risques de chutes ou glissades).

Leur prévention doit associer les différents services concernés, les instances représentatives du personnel et le service de santé au travail. Un accompagnement méthodologique peut être recherché auprès d’intervenants extérieurs (réseau régional de l’Assurance-maladie risques professionnels, ARACT, cabinets de conseils en ergonomie…).

Éviter les risques

Le respect du Code du travail et de ses principes généraux de prévention impose de supprimer le risque lorsque c’est possible (par exemple, automatisation de certaines manutentions manuelles). Mais quand un risque lié à l’activité physique ne peut être évité, celui-ci doit être précisément évalué afin de rechercher des pistes de prévention adaptées.

Repérer et analyser les postes à risque

L’objectif de l’évaluation des risques est de :

  • repérer les situations de travail à risque,
  • évaluer le nombre de salariés concernés et leur niveau d’exposition au risque,
  • identifier la part des différents facteurs en cause,
  • déterminer des priorités d’actions.

L’évaluation doit tenir compte des risques pouvant survenir au cours du travail habituel mais aussi lors des situations de travail particulières comme, par exemple, les postures difficiles lors des activités de maintenance. Les situations de travail des salariés isolés, des intérimaires ou des salariés d’entreprises extérieures nécessitent également une attention particulière.

Il est possible de recueillir et d’analyser des informations déjà disponibles dans l’entreprise : enquêtes du CHSCT, données recueillies par le médecin du travail, bilan social de l’entreprise, taux d’absentéisme, ou de turnover, difficultés observées à tenir certains postes…

Il faut ensuite aller plus loin : quels facteurs contribuent à rendre certains postes de travail physiquement durs ou pénibles ?

Démarches et outils pour évaluer les risques

L’évaluation s’inscrit dans une démarche ergonomique au sens large qui implique l’ensemble des acteurs. Plusieurs approches, complémentaires, peuvent être adoptées :

  • Observation du travail : indispensable, elle peut être informelle, descriptive, fondée sur le dialogue avec les salariés ou plus instrumentale. Signalons, parmi les outils de repérage des situations à risque, la check-list d’OSHA et OREGE, outil de repérage et d’évaluation des gestes.
  • Évaluation subjective par les salariés : elle implique le questionnement des salariés sur leurs perceptions des conditions de travail. Des questionnaires ou des échelles d’évaluation de l’intensité du travail physique peuvent être utilisés (échelles de Borg, RPE ou CR-10, échelles d’évaluation de la douleur…).
  • Approche métrologique (mesure de l’activité) : elle permet de compléter les données issues des approches précédentes. Par exemple, la mesure de la fréquence cardiaque (par cardiofréquencemètre) est un bon indicateur de la dépense physique générale. Il est également possible de mesurer les positions articulaires et la répétitivité des gestes à partir d’enregistrements vidéo de la tâche.

Prévention dès la conception

Les mesures correctives pouvant être lourdes et complexes, il est toujours préférable d’intégrer la prévention dès la conception d’une machine, d’un poste de travail ou d’un bâtiment (implantation d’installations de levage, de stockage ou de manutention). Cette phase de conception des situations de travail doit toujours prendre en compte l’avis des futurs utilisateurs.

Autres mesures de prévention

Si l’évaluation des risques a mis en évidence des situations de travail ou des postes à risque, l’employeur doit mettre en place des mesures correctives, techniques ou organisationnelles, pour alléger la charge physique des salariés : mécanisation, aides à la manutention, aménagement et adaptation des postes, adaptation des rythmes de travail

D’autres mesures sont également à prévoir pour faciliter le retour au poste des salariés lombalgiques.

L’information et la formation des salariés sont nécessaires. Une formation efficace à la prévention des risques liés à l’activité physique doit, en complément d’actions sur les conditions de travail, expliquer les risques encourus et rendre les opérateurs acteurs d’une démarche encouragée par la hiérarchie. Attention, la formation « aux bons gestes de travail » dans un environnement de travail inchangé présente peu d’intérêt.

Mis en ligne le 30 juin 2014

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