Travail isolé

Travailler seul multiplie les contraintes de travail et augmente la difficulté de secourir lorsqu’un incident ou un accident survient. La démarche de prévention suppose d’agir sur l’organisation du travail, sur l’information et la formation des travailleurs ainsi que sur le déclenchement et l’organisation des secours.
Mis à jour le 19/03/2015

Ce qu'il faut retenir

Dans le cadre de son obligation de sécurité vis-à-vis des salariés, l’employeur se doit d’apprécier les situations de travail isolé et leurs conséquences éventuelles dans le cadre de son évaluation des risques. Il lui appartient de prendre les mesures de prévention et d’organisation des secours à mettre en œuvre.

Les situations de travail isolé sont souvent mal repérées. En effet, l’isolement peut être temporaire ou permanent, choisi ou subi. Travailler de façon isolée, c’est réaliser seul une tâche dans un environnement de travail où l’on ne peut être vu ou entendu directement par d’autres personnes, et où la probabilité de visite est faible.

L’isolement peut être à la fois physique et psychique, mais en cas d’accident, l’absence d’assistance fait qu’il est dans tous les cas un facteur d’aggravation des dommages pour le salarié.
 

Pour que la prévention des risques soit efficace, elle doit comprendre à la fois :

  • des mesures organisationnelles (diminuer le nombre et la durée des interventions isolées, ne pas laisser un salarié seul à un poste dangereux, améliorer la formation et l’information du personnel concerné…),
  • des mesures portant sur l’environnement direct, le poste de travail et l’équipement (à définir en fonction des situations de travail),
  • et des actions relatives au déclenchement et à la gestion des secours.


Les mesures de prévention mises en place par l’employeur ne doivent en aucune manière se limiter à l’amélioration des capacités d’alarme comme par exemple la mise en œuvre de dispositifs d’alarme pour travailleur isolé ou DATI.
 

Exemple de situations pour lesquelles il faut être particulièrement vigilant

  • Postes isolés essentiels à la sécurité des autres.
  • Personnels exposés à des risques multiples et souvent difficiles à localiser (entretien, maintenance, rondier…)
  • Nouveaux embauchés et personnels extérieurs qui peuvent manquer d’information ou de formation sur leur environnement de travail ou sur les personnes à contacter en cas de difficultés.
  • Situations de travail isolé ponctuelles (absence momentanée d’un collègue à un poste dangereux, trajets…).
Pour en savoir plus
  • Article
    Travail et sécurité, le mensuel de l'INRS

    Le cadre réglementaire du travail isolé

    Synthèse réglementaire sur le travail isolé : notion de risque, dispositions spécifiques à certains secteurs, obligation générale de sécurité, responsabilité de l'employeur.

  • Voir aussi
  • Dossier

    Organisation des secours

    Le Code du travail fait obligation à l'employeur d'organiser dans son entreprise les soins d'urgence à donner aux salariés accidentés et aux malades.

  • Dossier

    Espaces confinés

    Dans les espaces confinés, les risques générés par une atmosphère appauvrie en oxygène, toxique ou explosive s’ajoutent à d’autres risques graves comme ceux de chute de hauteur ou de noyade. Des précautions particulières s'imposent.

  • Dossier
    Illustration EvRP

    Évaluation des risques professionnels

    L’évaluation des risques professionnels (EvRP) constitue une étape cruciale de la démarche de prévention. Elle en est le point de départ. Elle a pour objectif d’identifier, d’analyser et de classer les risques afin de définir les actions de prévention les plus appropriées.