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Foire aux questions

Questions - Réponses sur les nuisances sonores au travail

  • Quelles sont les typologies des filtres fréquentiels existants ?

    Il existe plusieurs filtres fréquentiels : pondération A (censée représenter la réponse de l’oreille humaine pour des « faibles » niveaux et négligeant les basses-fréquences), C (pour les niveaux plus forts, quasiment plate en fréquence donc proche de l’absence de pondération ou dB Lin - linéaire), B (intermédiaire mais inusitée dans la réglementation), HL (hearing level) utilisée pour l’audiométrie. Les seuils réglementaires sont donnés en dB(A) et dB(C).

  • Quel est l’impact des « faibles » expositions (inférieures aux seuils) à long terme (ouïe, fatigabilité, rythmes biologiques...) ?

    Les faibles expositions n’ont pas d’impact sur les facultés auditives des personnes. En revanche, elles peuvent s’ajouter à d’autres difficultés environnementales et entrainer de la fatigue intellectuelle, les facultés de concentration et être cofacteur de stress (sommeil, troubles digestifs, etc.). Ces impacts sont très variables d’une personne à l’autre.

  • Comment réduire le risque lié aux nuisances sonores quand le poste occupé est principalement en prises d'appels sur un open space ?

    Comme dans tous les open spaces, il faut agir sur l’environnement sonore de manière à ce qu’il soit adapté aux tâches des opérateurs. Au téléphone, il faut un matériel de téléphonie et des casques de qualité de manière à assurer l’intelligibilité des messages des appelants. Les limiteurs de niveau (limiteurs de chocs acoustiques et limiteur de niveau moyen sur la journée) peuvent être utiles. L’aménagement de l’espace, une surface suffisante par opérateur (environ 10 m2 par personne) et la mise en place de plafonds acoustiques sur au moins 80 % de la surface (et présentant une absorption acoustique de classe A selon la norme NF EN ISO 11654), mobilier, écrans acoustiques, etc. garantissent la baisse de la réverbération sonore des multiples conversations.

  • Dans des situations de restaurations scolaires, les solutions techniques se focalisent généralement sur l’aménagement architectural de l’espace. Mais les contraintes économiques ne permettent pas forcément un réaménagement total de l’espace. La solution se tourne alors vers l'ameublement, les machines, les flux. Quelles sont vos préconisations à ce sujet ?

    Les aménagements partiels utiles au contrôle sonore obéissent à des règles simples : éloignement des sources, cloisonnement et séparation des zones, panneaux acoustiques absorbants (conformes aux règles d’hygiène), silencieux de ventilation, etc.

  • Quels sont les impacts sur la santé des ultrasons et infrasons ?

    Les ultrasons de faible niveau (échographie, contrôle) ne présentent généralement pas de danger. Ceux de fort niveau (soudure, nettoyage) sont dangereux au contact avec la peau mais ne sont pas entendus par l’oreille au-delà de 20 kHz. Ils sont de plus très rapidement atténués dans l’air. Des sons aigus de 16 kHz, par exemple, ne sont plus entendus par les quadragénaires mais par les jeunes personnes, ils peuvent alors être pénibles. Les infrasons aux niveaux habituellement trouvés dans l’industrie (machines tournantes lentes) ou l’environnement (éoliennes) ne sont généralement pas audibles ni risqués. En revanche, certaines personnes très sensibles se plaignent parfois de gêne.

  • Quels sont les outils d'évaluation des risques, disponibles et utiles aux ateliers de formation ?

    Dans les ateliers de formation, on peut supposer un grand hall avec plusieurs endroits spécifiques où l’on effectue des travaux pratiques (machines, postes manuels). Comme dans un hall industriel, il est possible d’évaluer le risque en mesurant l’exposition sonore des personnes en formation à leur poste de travail. L’exposition s’évalue par des méthodes simplifiées ou se mesure avec des appareils comme des exposimètres sonores ou des sonomètres, en suivant un protocole précis (cf. brochure INRS ED 6035).

  • Comment agir collectivement sur des nuisances sonores dans des industries agroalimentaires ? Est-il possible d’envisager du traitement acoustique ?

    Bien entendu, l’agroalimentaire comme les autres secteurs peut être amélioré d’un point de vue acoustique : traitements à la source, éloignement, séparation des zones, silencieux d’échappement d’air ou, mieux, déport des échappements dans les combles, organisation du travail, traitement acoustique des locaux (matériaux absorbants répondant aux impératifs d’hygiène : certains matériaux acoustiques peuvent être lavés quotidiennement à moyenne pression)…

  • Comment gérer le port des protections contre le bruit pour les personnes ne faisant que traverser des endroits bruyants mais qui n’y travaillent pas ?

    Il faut privilégier une protection individuelle qui peut se mettre et s’enlever facilement et rapidement : casques antibruit, coquilles montées sur arceau…, plutôt que des bouchons de mousse ou des bouchons préformés, plus contraignants à mettre.

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Mis à jour le 17/09/2019