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Sauveteur secouriste du travail (SST) et équipier incendie

Formé pour intervenir en cas d’urgence ou d’incendie et porter secours

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SST : sauveteur secouriste du travail

Le sauveteur secouriste du travail (SST) est capable d’intervenir durant son temps de présence au sein de son entreprise pour porter secours à toute victime d’un accident du travail ou d’un malaise, dans l’attente de l’arrivée des secours spécialisés. L’équipier d’intervention incendie est en lien avec tout ce qui touche à la sécurité incendie. Tous deux connaissent les procédures d’intervention et les équipements de secours ou de protection incendie. Leur formation est régulièrement mise à jour

Rôle du sauveteur secouriste

Un sauveteur secouriste du travail (ou SST) peut sauver des vies sur le lieu de travail, notamment en cas d’accident du travail. Il s’agit d’un membre du personnel ayant reçu l’instruction nécessaire pour donner les premiers secours en cas d’urgence et dans l’attente de l’arrivée des secours spécialisés.

La présence de secouristes est obligatoire, selon l’article R. 4224-15 du Code du travail :

  • dans chaque atelier où sont effectués des travaux dangereux,
  • dans chaque chantier occupant 20 personnes au moins pendant plus de 15 jours, où sont effectués des travaux dangereux.

Quand survient un accident, l’intervention du sauveteur secouriste du travail est limitée :

  • Dans le temps : son délai d’intervention se limite aux quelques minutes qui suivent l’accident jusqu’à l’arrivée des secours spécialisés auprès de la victime.
  • Dans l’espace : son domaine d’intervention est principalement l’entreprise. Mais comme tout autre citoyen, le Code pénal l’invite à porter secours à toute personne en danger, sans mettre sa propre vie en danger (article 223-6).
  • Dans les moyens : le délai d’intervention très court compense le peu de moyens dont il dispose. Le SST ne doit en aucun cas perdre un temps précieux à aller chercher du matériel pour secourir la victime car les 3 premières minutes sont cruciales.

Les SST sont aussi des préventeurs

Le sauveteur secouriste du travail doit aussi connaître les risques propres à son entreprise. Leur présence en nombre suffisant dans un atelier ou sur un chantier (10 à 15 % de l’effectif) modifie sensiblement le comportement général face au risque. Leur capacité à repérer les risques permet aussi de faire remonter des observations (état du matériel par exemple) à l’encadrement et aux instances chargées de la prévention.

Eu égard à son coût, la formation de sauveteur secouriste du travail est certainement l’une des actions de prévention les plus efficaces d’autant que son effet porte à la fois sur les accidents du travail et de trajet mais aussi sur tous les autres types d’accidents.

Martin, sauveteur secouriste chez un équipementier automobile

Je suis sauveteur secouriste depuis près de 20 ans. C’est pour moi un engagement citoyen. Mon expérience s’est avérée utile autant sur mon lieu de travail qu’en ville. J’ai déjà sauvé 2 fois des vies. J’ai également vu évoluer les techniques utilisées par les sauveteurs secouristes au cours de ma carrière professionnelle. Le massage cardiaque a été introduit en 1993 dans la formation au secourisme et cela a constitué un tournant important dans le rôle du SST. On craignait auparavant qu’un massage mal effectué soit contre-productif. Or, mieux vaut un massage mal effectué que pas de massage du tout. L’apprentissage de ces techniques est très valorisant pour un sauveteur secouriste. On se sent utile et c’est également rassurant pour le personnel de savoir que nous sommes plusieurs à maîtriser ces techniques dans l’entreprise. L’évolution du secourisme montre aussi que c’est une expertise toujours en recherche d’amélioration…

Equipiers d’intervention incendie

Ils interviennent quand un incendie se déclenche. On distingue trois niveaux de rôle :

  • L’ensemble du personnel, devant être formé à la sécurité incendie et à la manipulation des moyens de première intervention, doit être en mesure de combattre tout départ d’incendie (selon l’article R. 4227-39 du Code du travail).
  • Les équipiers de première intervention (EPI) ont reçu une formation plus complète sur la démarche coordonnée d’intervention et de lutte contre l’incendie. Ils viennent renforcer les témoins du début de l’incendie avec les moyens d’intervention disponibles sur place. Ils se coordonnent éventuellement avec d’autres équipiers et ils sont susceptibles de guider les secours extérieurs et de faire un rapport de la situation.
  • Les équipiers de seconde intervention (ESI) sont des personnes ayant reçu une formation qualifiante complète concernant la lutte contre l’incendie et ont la connaissance des différentes étapes d’une intervention coordonnée en équipes. Ils peuvent mettre en œuvre tout type d’équipement d’extinction (lance, générateur de mousse…). Ils sont communément appelés « pompiers d’entreprise ».

Mis en ligne le 23 août 2012

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