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Organisation des secours

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  4. Matériel de premiers secours (rubrique sélectionnée)

Matériel de premiers secours

Le Code du travail rend obligatoire la présence d’un matériel de premiers secours sur le lieu de travail. Il est adapté à la nature des risques existants dans l’entreprise, facilement accessible et fait l’objet d’une signalisation par panneaux (articles R. 4224-14 et R. 4224-23).

Trousse de secours

Il n’existe pas de liste type pour la composition de la trousse de secours. L’employeur doit définir le contenu de cette dernière après avoir sollicité l’avis du médecin du travail.

Il est conseillé que le contenu de la trousse de secours tienne compte de l’évaluation des risques menée dans l’entreprise et de la formation de la personne qui l’utilisera (sauveteur secouriste du travail, infirmier, médecin…). De plus, cette personne doit être informée de son contenu et de toute nouvelle modification.

Une procédure de contrôle est à définir afin de remplacer les produits périmés

Exemple de composition d'une trousse de secours

La composition décrite ci-dessous n’est qu’un exemple de trousse pouvant être mise à disposition d'un sauveteur secouriste du travail.

Protection du SST

Afin d'assurer la protection du SST vis-à-vis du risque biologique, la trousse peut se composer de :

  • gants en vinyle non stériles à usage unique,
  • gel hydro-alcoolique (dosette ou flacon),
  • masque de protection pour le bouche-à-bouche.
Matériel de soins

La prise en charge d'une plaie peut se faire à l'aide de :

  • savon liquide (dosette ou flacon),
  • antiseptique,
  • compresses stériles,
  • pansements adhésifs sous emballage,
  • rouleau de sparadrap hypoallergénique,
  • bandes extensibles,
  • paire de ciseaux à bouts ronds permettant de découper les pansements et les bandages, voire les vêtements,
  • couverture de survie,
  • poches plastiques réservées aux déchets d'activité de soins.

De plus, des morceaux de sucre peuvent être utiles en cas de malaise.

Pour en savoir plus

Défibrillateur automatisé externe (DAE)

Pictogramme de signalisation d'un défibrillateur dans les lieux publics

Le DAE est signalé dans les lieux publics selon l’arrêté du 16 août 2010 en application du Code de la santé publique.

Lors des premières minutes de l’arrêt cardiaque, il peut persister un rythme cardiaque inefficace pour assurer l’oxygénation de l’organisme. Ce rythme peut être une fibrillation ventriculaire qui nécessite la délivrance d’un choc électrique externe.

L’utilisation précoce d’un défibrillateur peut permettre au cœur de retrouver un rythme normal et augmente donc les chances de survie de la victime. Toutefois, ce dispositif ne se substitue pas à l’alerte des secours spécialisés, au massage cardiaque et au bouche-à-bouche.

Conformément à l’article R. 6311-15 du Code de la santé publique , toute personne, même non médecin, est habilitée à utiliser un défibrillateur automatisé externe. Même s’il n’existe pas de formation préalable obligatoire pour l’utilisation de cet appareil, il convient d’insister sur la nécessaire sensibilisation des salariés sur la reconnaissance d’un arrêt cardiaque et la conduite à tenir. Le sauveteur secouriste du travail maîtrise ces derniers points.

Exercice avec défibrillateur automatique et massage cardiaque


Il n’existe pas, actuellement, d’obligation réglementaire pour les entreprises de s’équiper d’un défibrillateur. Il appartient donc à l’employeur, après avis du médecin du travail, d’évaluer l’intérêt de la mise à disposition d’un défibrillateur en fonction des risques propres à l’activité de l’entreprise ou de l’effectif. Ce peut être, par exemple, l’existence d’un risque d’électrisation et/ou d’électrocution (travail sur une installation électrique haute tension), ou la présence d’un nombre important de travailleurs ce qui entraîne un risque statistique d’arrêts cardio-respiratoires.

Le défibrillateur automatisé externe réalise quotidiennement un autocontrôle portant sur l’équipement électronique et la batterie. A l’issue, un message apparaissant sur un écran ou un témoin lumineux signale si l’appareil peut être utilisé ou si une anomalie doit être corrigée. De même, il est nécessaire de contrôler la date de péremption des électrodes.

Pour en savoir plus
Mis à jour le 21/01/2015