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Chutes de plain-pied

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  4. Statistiques et effets sur la santé (rubrique sélectionnée)

Statistiques et effets sur la santé


Tous les secteurs d’activité et toutes les entreprises sont concernés par les risques liés aux chutes de plain-pied. Les statistiques de sinistralité confirment ce constat.

En 2014, les chutes de plain-pied constituaient la 2ème cause d’accident du travail en 1er règlement avec au moins 4 jours d’arrêt. Elles représentaient à elles seule 13 % des accidents recensés dans les entreprises françaises soit plus de 80 000 cas.

Ces accidents sont souvent perçus comme bénins. Ils peuvent en réalité occasionner des lésions très graves allant jusqu’à des incapacités permanentes, voire des décès.

La présence d’éléments dangereux dans l’environnement de travail augmente la gravité potentielle d’une chute.


La gravité des lésions dépend des circonstances de survenue de l’accident. Ces lésions peuvent résulter d’un contact brutal avec le sol. En cas de perte d’équilibre, la victime peut également tomber sur un objet dangereux ou encore chercher à se rattraper au support le plus proche. Les conséquences dépendront alors de l’environnement de travail du salarié et particulièrement de la présence ou non d’éléments agressifs susceptibles de provoquer des lésions. Il est à souligner que même si la victime ne tombe pas, les lésions peuvent tout de même être graves.
 

Les lésions observées sont de diverses natures :

  • Douleurs
  • Lumbago
  • Entorses
  • Contusions
  • Plaies
  • Fracture

 

Chutes de plain-pied : évolution de la nomenclature statistique

La prise en compte des chutes de plain-pied dans ces statistiques a évolué suite à la modification de la méthodologie mise en œuvre au niveau européen. L’ancienne nomenclature statistique des accidents du travail conduisait à rattacher les chutes de plain-pied à un « élément matériel » de l’accident, lequel regroupait des origines d’accident hétérogènes. La nouvelle nomenclature mise en place par la Commission Européenne en 2008 utilise la notion de « déviation » de l’accident, c’est-à-dire l’événement qui en est l’origine, et elle associe désormais les chutes de plain-pied à l’une des « déviations » possibles. Le lien entre l’accident déclaré et la « cause » imputée à la chute de plain-pied est ainsi clarifié.
C’est cette nomenclature qui est désormais utilisée dans les statistiques de la CNAM-TS ; elle est opérationnelle depuis 2014.

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Mis à jour le 12/04/2016