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Chutes de plain-pied

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  4. Définition et caractéristiques (rubrique sélectionnée)

Définition et caractéristiques


Selon la Commission Européenne les chutes de plain-pied sont définies comme « les glissades, trébuchements, faux-pas et autres pertes d’équilibre sur une surface “plane” […] y compris si la victime a pu rétablir son équilibre et qu’il n’y a pas, à proprement parler, chute. Ne sont prises en considération que les surfaces ne présentant aucune rupture de niveau ou bien des ruptures de niveau réduites (trottoir, petites marches, plan incliné, etc.) » (voir le rapport Causes et circonstances des accidents du travail dans l’UE.

Les risques de chutes de plain-pied présentent des caractéristiques spécifiques qui doivent être prises en compte dans leur prévention. Ces spécificités sont illustrées dans l’exemple suivant :

Un salarié chute en glissant sur un chiffon

  • L’accident peut être généré par un élément non dangereux en soi (ici, le chiffon). L’organisation de l’espace de travail est mise en cause : absence de dispositif ou d’aménagement de collecte ou de rangement des chiffons.
  • La chute est liée au mouvement du salarié (ici, son déplacement) qui va perdre son équilibre en glissant sur le chiffon,
  • La préoccupation du salarié (charge cognitive) a distrait son attention et il n’a pas perçu la présence du chiffon sur le sol, 
     

Les situations à risques résultent de la combinaison de plusieurs facteurs.

 

Le danger est rarement manifeste. Considérés indépendamment, les éléments qui vont provoquer l’accident paraissent inoffensifs (objets au sol…), voire font partie intégrante de l’environnement physique de travail (variation de niveau du sol…). Ils ne sont pas manifestement dangereux comme peuvent l’être un outil en mouvement, un produit corrosif, ou une source de haute tension… Le salarié ne sera donc pas « naturellement » alerté. 

Les chutes surviennent lors des déplacements des salariés et résultent de la combinaison de plusieurs facteurs qui peuvent être liés à l’’espace de travail, à l’organisation, à l’ambiance physique ou encore à l’activité des travailleurs.
 

La prévention des chutes de plain-pied nécessite une approche globale
La démarche de prévention ne peut pas, à l’instar de nombreux autres risques, se limiter à la « neutralisation » d’une source de danger ou d’une nuisance identifiées. Elle doit appréhender dès le départ les situations de travail dans leur globalité. Elle doit ainsi porter simultanément sur plusieurs facteurs liés à

  • L’espace de travail,
  • L’ambiance physique susceptible d’influer sur les capacités d’attention,
  • l’activité du salarié et l’organisation du travail.


La perception des risques est biaisée
Les risques de de chute de plain-pied sont souvent banalisés. On considère ces accidents comme une fatalité. On les résume parfois à un hasard malheureux lié à des circonstances exceptionnelles. Il arrive également que l’on impute leur survenue à des maladresses ou des défauts d’attention du salarié… Un objectif de la démarche de prévention doit être de mettre en place des actions d’information et de sensibilisation permettant de dépasser ces biais de perception de manière à traiter le risque de manière efficace.

 Pour en savoir plus
Mis à jour le 12/04/2016