Risques liés aux chutes de hauteur

Travailler sur une charpente, un toit, un pylône, une plate-forme, un échafaudage… Qu’il soit temporaire ou régulier, le travail en hauteur peut être une activité à risque. Les chutes avec dénivellation constituent en effet la seconde cause d’accidents du travail mortels après ceux de la circulation. Pour prévenir les chutes de hauteur, il faut agir à la fois sur la conception des ouvrages ou des équipements, sur les postes de travail et sur les modes opératoires.
Mis à jour le 21/04/2023

Ce qu’il faut retenir

De nombreux travailleurs sont amenés à travailler en hauteur : professionnels du BTP, agents de réseaux électriques, agents d’entretien et techniciens de maintenance des entreprises, travailleurs du spectacle…

En 2019, 11 % des accidents du travail ayant entraîné au moins quatre jours d'arrêt de travail sont dus aux chutes de hauteur. Les chutes de hauteur représentent la deuxième cause d’accidents mortels liés au travail après le risque routier. Ces accidents surviennent dans tous les secteurs d’activité, mais c’est dans le secteur de la construction que l’on constate la plus forte proportion et les conséquences les plus graves.

Situations de travail à risque

Les chutes peuvent survenir depuis :

  • des toitures, charpentes, terrasses de bâtiments… ;
  • des moyens d’accès à des zones en surélévation : échelles, escaliers, passerelles… ;
  • des pylônes ou d’autres équipements de travail (échafaudage, camion citerne…).

Les chutes depuis des hauteurs qui peuvent être considérées comme relativement faibles ne sont pas sans danger : en effet, chaque année, de nombreux accidents du travail sont dus à des chutes depuis des échelles et des escabeaux.

Prévenir les risques de chute de hauteur

L’identification de toutes les situations de travail exposant les salariés aux risques de chute doit intervenir le plus en amont possible afin de proposer des solutions permettant d’éviter l’exposition au risque.

La réflexion doit porter sur tous les postes de travail concernés par un risque de chute de hauteur, y compris ceux qui ne concernent que des situations occasionnelles. Elle doit également comprendre l’examen des conditions d’accès à ces postes.

La démarche de prévention des risques de chutes de hauteur doit être conduite :

  • dès la conception d’un ouvrage ou d’un équipement de travail ;
  • dans l’analyse du poste de travail ;
  • dans l’analyse du mode opératoire pour les travaux d’installation et de maintenance.

Cette démarche nécessite souvent d’impliquer des acteurs différents (concepteurs, maîtres d’ouvrage, utilisateurs des équipements…) pour aboutir à une solution satisfaisante.

Elle s’appuie sur les principes généraux de prévention édictés par le Code du travail (voir schéma ci-dessous).

Protection contre les chutes de hauteur : logigramme de choix

PIR : Plate-forme individuelle roulante – PEMP : Plate-forme élévatrice mobile de personnel

Voir aussi
  • Dossier

    Protection collective

    Tout employeur est tenu de supprimer ou de réduire les risques professionnels afin d’assurer la sécurité et de protéger la santé physique et mentale des travailleurs de son établissement. Pour ce faire, il doit prendre les mesures appropriées en privilégiant la mise en place de protections collectives.

  • Dossier

    Machines : remise en service après une période d'arrêt

    Avant la reprise d’activité après une période d’arrêt prolongé, il convient de s’assurer du bon fonctionnement des machines et des installations industrielles afin de garantir la santé et la sécurité des salariés vis-à-vis de ces équipements. Quelques points de vigilance…

  • Bâtiment et travaux publics

    Environ 18 % des accidents de travail avec arrêt surviennent dans le BTP. Ce constat mérite une analyse spécifique et suppose que les efforts de prévention soient poursuivis.