Ce qu’il faut retenir
De nombreux travailleurs sont amenés à travailler en hauteur : professionnels du BTP, agents de réseaux électriques, agents d’entretien et techniciens de maintenance des entreprises, travailleurs du spectacle…
En 2019, 11 % des accidents du travail ayant entraîné au moins quatre jours d'arrêt de travail sont dus aux chutes de hauteur. Les chutes de hauteur représentent la deuxième cause d’accidents mortels liés au travail après le risque routier. Ces accidents surviennent dans tous les secteurs d’activité, mais c’est dans le secteur de la construction que l’on constate la plus forte proportion et les conséquences les plus graves.
Situations de travail à risque
Les chutes peuvent survenir depuis :
- des toitures, charpentes, terrasses de bâtiments… ;
- des moyens d’accès à des zones en surélévation : échelles, escaliers, passerelles… ;
- des pylônes ou d’autres équipements de travail (échafaudage, camion citerne…).
Les chutes depuis des hauteurs qui peuvent être considérées comme relativement faibles ne sont pas sans danger : en effet, chaque année, de nombreux accidents du travail sont dus à des chutes depuis des échelles et des escabeaux.
Prévenir les risques de chute de hauteur
L’identification de toutes les situations de travail exposant les salariés aux risques de chute doit intervenir le plus en amont possible afin de proposer des solutions permettant d’éviter l’exposition au risque.
La réflexion doit porter sur tous les postes de travail concernés par un risque de chute de hauteur, y compris ceux qui ne concernent que des situations occasionnelles. Elle doit également comprendre l’examen des conditions d’accès à ces postes.
La démarche de prévention des risques de chutes de hauteur doit être conduite :
- dès la conception d’un ouvrage ou d’un équipement de travail ;
- dans l’analyse du poste de travail ;
- dans l’analyse du mode opératoire pour les travaux d’installation et de maintenance.
Cette démarche nécessite souvent d’impliquer des acteurs différents (concepteurs, maîtres d’ouvrage, utilisateurs des équipements…) pour aboutir à une solution satisfaisante.
Elle s’appuie sur les principes généraux de prévention édictés par le Code du travail (voir schéma ci-dessous).