Risques liés aux chutes de hauteur

Travailler sur une charpente, un toit, un pylône, une plate-forme, un échafaudage… Qu’il soit temporaire ou régulier, le travail en hauteur peut être une activité à risque. Les chutes avec dénivellation constituent en effet la seconde cause d’accidents du travail mortels après ceux de la circulation. Pour prévenir les chutes de hauteur, il faut agir à la fois sur la conception des ouvrages ou des équipements, sur les postes de travail et sur les modes opératoires.
Mis à jour le 21/04/2023

Exemples d’exposition au risque

La chute de hauteur se distingue de la chute de plain-pied par l’existence d’une dénivellation. Cette définition permet de regrouper toutes les chutes effectuées par des personnes situées en élévation, que celles-ci se trouvent en position très élevée (cas des toitures, terrasses, pylônes…) ou qu’elles aient eu seulement besoin de se surélever légèrement (sur un tabouret, un marchepied). Le travail à proximité d’une tranchée, d’une fouille ou d’une falaise, bien que ne faisant pas penser immédiatement à un travail en hauteur, présente les mêmes risques.

En l’absence de dispositif de protection, le risque, lorsqu’il y a « chute de hauteur », est consécutif à la perte d’équilibre de la personne, qui se trouve alors précipitée dans le vide. L’accident résulte principalement du choc lors de sa réception sur le niveau inférieur mais il peut aussi être aggravé par des heurts ou des rebonds contre des éléments saillants situés sur sa trajectoire.

Les situations présentant un risque de chute de hauteur sont par nature très diverses et se rencontrent dans tous les secteurs d’activité. Aussi de nombreux travailleurs s’y trouvent-ils exposés : professionnels du BTP, agents de réseaux électriques, agents d’entretien et techniciens de maintenance des entreprises, techniciens du spectacle… Ces situations peuvent aussi se présenter avec des équipements d’accès et/ou de travail en hauteur, inappropriés aux tâches à accomplir ou mal utilisés.

Quelques exemples de situations de travail à risque de chutes de hauteur

  • Lors de travaux de terrassement en présence de tranchées ou de fouilles
  • Depuis une charpente, la rive d’un toit en pente ou d’une terrasse…
  • À travers une couverture à la suite de la rupture d’un élément en matériau fragile
  • Depuis des pylônes ou depuis certains équipements de travail (engins de chantier, camions citernes…)
  • Lors de l’accès à des zones en surélévation par des échelles, des escaliers, des passerelles…
  • Lors des opérations de montage/démontage d’échafaudages
Voir aussi
  • Dossier

    Protection collective

    Tout employeur est tenu de supprimer ou de réduire les risques professionnels afin d’assurer la sécurité et de protéger la santé physique et mentale des travailleurs de son établissement. Pour ce faire, il doit prendre les mesures appropriées en privilégiant la mise en place de protections collectives.

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    Machines : remise en service après une période d'arrêt

    Avant la reprise d’activité après une période d’arrêt prolongé, il convient de s’assurer du bon fonctionnement des machines et des installations industrielles afin de garantir la santé et la sécurité des salariés vis-à-vis de ces équipements. Quelques points de vigilance…

  • Bâtiment et travaux publics

    Environ 18 % des accidents de travail avec arrêt surviennent dans le BTP. Ce constat mérite une analyse spécifique et suppose que les efforts de prévention soient poursuivis.