Covid-19 et entreprises

Foire aux questions

Mis à jour le 29/07/2020
Quelles mesures organisationnelles mettre en place ? Comment organiser son télétravail ? Quelle protection adopter pour les personnels des commerces et de la distribution alimentaire ?... Voici des réponses aux questions les plus souvent posées en entreprise face à la pandémie de Covid-19.

Une pandémie de Covid-19 en rapport avec le virus SRAS-CoV-2 évolue depuis décembre 2019 à partir de la Chine, et en France depuis fin janvier 2020.

Face à l’épidémie de Covid-19, les ministères en charge de la santé et du travail diffusent régulièrement des messages de prévention à l’attention du public, des voyageurs, des professionnels de santé, des salariés et des chefs d’entreprise et les adaptent à la situation de l’épidémie.

En entreprise, l’employeur devra actualiser son évaluation des risques afin de décider des mesures adaptées à la continuité de l’activité, prenant en compte les consignes sanitaires propres à garantir la santé des salariés.

Lorsqu’un Plan de Continuité d’Activités (PCA) existe, et qu’il est diffusé dans l’entreprise, il peut être judicieux d’y prévoir un chapitre qui rassemblent l’ensemble des mesures adoptées pour garantir la santé et la sécurité des salariés pendant toute la période de son application.

Ce dossier a pour objectif d’aider les acteurs de l’entreprise dans cette démarche.

Après un confinement du 17 mars au 11 mai, les activités ont repris progressivement dans des conditions variables selon les secteurs mais avec toujours les mêmes préconisations de base : respect des mesures barrières et de la distanciation, privilégier le télétravail notamment pour les personnes fragiles, limitation des réunions et des déplacements non indispensables. 
Des préconisations pour la reprise d’activité ont été faites par activités (Ministère du Travail, HCSP). 

 

Le SARS-CoV-2 est transmis par les gouttelettes émises lors de la toux, les éternuements, la parole ou le chant par un sujet infecté et qui peuvent atteindre la bouche, le nez ou les yeux d’une personne à proximité immédiate (1 à 2 m). Les grosses gouttelettes sédimentent rapidement et peuvent alors se retrouver sur les surfaces à proximité (d’où le risque possible de transmission par l’intermédiaire des mains qui toucheraient ces surfaces et seraient portées aux muqueuses du visage). Les plus petites, peuvent rester en suspension dans l’air plus longtemps et se retrouver plus à distance.

Cependant la quantité de gouttelettes émises est variable selon les individus et les circonstances (effort physique, chant…). 

Certaines études ont retrouvé de l’ARN du virus SARS-CoV-2 voire du virus viable dans des aérosols générés expérimentalement plusieurs heures après leur nébulisation. Il est difficile d’extrapoler ces résultats aux conditions réelles (émission par une personne infectée). D’autres études réalisés dans l’environnement de patients atteints de Covid 19 retrouvent de façon inconstante, de l’ARN viral dans les échantillons d’air. La détection d’ARN ne signifie pas forcément que le virus soit viable et capable de provoquer une infection. Néanmoins plusieurs épisodes de transmission survenus dans certains espaces clos ont fait évoquer une transmission possible par des aérosols. Il s’agissait pour la plupart de conditions particulières (milieux clos surpeuplés, possiblement mal ventilés, chant choral impliquant une émission importante de microgouttelettes, restaurant avec contamination d’une table voisine qui se trouvait dans le flux d’air de la ventilation, cours de fitness). Dans ces conditions, en plus de la transmission par les gouttelettes liée à la proximité des personnes, le risque d’exposition à des aérosols possiblement infectieux doit être pris en considération.

Par ailleurs du SARS-CoV-2 viable a été détecté sur les surfaces pendant des périodes variant de quelques heures à quelques jours, selon le type d’environnement (température, humidité) et le type de surface (environ 24 heures sur du carton, et 2-3 jours sur du plastique ou sur de l’inox). Des données complémentaires sont nécessaires pour préciser le pouvoir infectant du virus SARS-COV 2 persistant sur ces surfaces compte tenu notamment de la diminution rapide de sa concentration sur les surfaces. Néanmoins, la transmission par des mains contaminées portées au visage à partir de surfaces fraîchement contaminées doit être considérée comme possible.

Pour éviter ces risques de transmission en milieu de travail, les mesures de prévention reposent sur l’isolement rapide des sujets possiblement infectés, la distanciation physique, l’application des mesures d’hygiène (hygiène des mains, nettoyage/désinfection des surfaces), une ventilation efficace des locaux, et selon les situations sur le port d’un masque. Lorsque la distanciation physique ne peut être respectée le port d’un masque s’impose. L’évaluation des risques permet de définir si le port de masque doit être recommandé de façon systématique dans d’autres circonstances (par exemple rassemblement de personnes dans un espace clos mal ventilé).
 

Référence OMS : https://www.who.int/publications/i/item/modes-of-transmission-of-virus-causing-covid-19-implications-for-ipc-precaution-recommendations