Etude en laboratoire et sur le terrain des performances de la métrologie en temps réel de la concentration massique des aérosols pour l’élaboration de préconisations opérationnelles d’utilisation

Etude

Plusieurs millions de travailleurs sont potentiellement exposés à des aérosols évoluant dans les atmosphères de travail et pouvant être inhalés. En complément aux prélèvements conventionnels, l’utilisation d’instruments de mesure en temps réel se démocratise chez les préventeurs. L’objectif principal de cette étude était d’élaborer des préconisations de mise en œuvre des photomètres pour mesurer en temps réel la concentration massique des aérosols au poste de travail. Deux axes complémentaires de recherche ont été investigués : (1) étudier la fiabilité des signaux temporels (approche qualitative) pour décrire la dynamique et rendre compte des événements en lien avec l’activité ou les procédés ; (2) documenter les biais de mesure et établir une méthodologie pour déterminer des facteurs de calibrage, en vue de corriger la réponse d’un photomètre (approche quantitative).
L’étude s’est appuyée sur une démarche expérimentale impliquant à la fois sur des aérosols modèles maîtrisés en laboratoire et des mises en situations réelles dans des atmosphères professionnelles variées.
Les résultats montrent que l’obtention de profils temporels fiables est possible, indépendamment de l’instrument de mesure impliqué. Cette approche, accessible à tout utilisateur novice ou expérimenté, apporte une plus-value en prévention, en permettant une description qualitative des profils en lien avec l’activité, la position, ou la dynamique de l’aérosol. En suivant une méthodologie éprouvée au cours de l’étude, les données brutes, comportant un éventuel biais, peuvent être redressées au moyen d’un facteur de calibrage spécifique à l’aérosol investigué. Dans ce cas, une description quantitative des concentrations massiques des aérosols peut alors être effectuée.