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Agression et violence externe

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  4. Conséquences pour les salariés et l’entreprise (rubrique sélectionnée)

Conséquences pour les salariés et l’entreprise


Les violences externes peuvent avoir des répercussions graves sur la santé physique ou psychique tant des victimes directes que des collègues pris à partie ou des témoins de la scène. Ces conséquences dépendent notamment de la nature de l’agression (ou des agressions si elles sont répétées dans le temps) et de la prise en charge médico-psychologique proposée.

Atteintes physiques à la suite d’une agression physique

Une agression physique peut entraîner des lésions ou des blessures (hématomes, griffures, plaies, fractures…) plus ou moins graves, pouvant nécessiter une prise en charge médicale ou une intervention chirurgicale, voire occasionner le décès de la victime.

Atteintes psychiques en cas d’agression physique ou verbale

Les éventuelles répercussions psychologiques d’un acte de violence externe vont dépendre :

  • de la nature et de la gravité de l’agression,
  • de ses circonstances (agression par une personne à qui le salarié tentait de porter secours, effet de surprise…),
  • de l'environnement de la victime au moment de l'agression (isolement, présence de la hiérarchie…),
  • de l'état préalable de la victime (antécédent(s) de violences sur le lieu du travail…),
  • de la rapidité avec laquelle un soutien psychologique a été mis en place,
  • des suites qui seront données à l’événement par l’entreprise (banalisation, déni, prise en compte…).

Stress aigu et stress chronique

Les réactions de stress peuvent être immédiates, c’est l’état de stress aigu : elles peuvent aller d’un état d'agitation (cris, pleurs, gémissements, besoin de fuir), d’un choc émotionnel à l’incapacité de la victime à parler, à se mouvoir (sidération psychique). L’état de stress peut devenir chronique lorsque le salarié est fréquemment confronté à des actes violents comme la répétition de remarques acerbes ou désobligeantes ou encore d’agissements malveillants. Travailler ou avoir le sentiment de travailler dans l’insécurité peut également être un facteur de stress, d’angoisse ou de mal-être.

Stress post-traumatique

En cas de choc psychologique important, l'état de stress persiste parfois plusieurs semaines ou plusieurs mois après l'agression. On parle alors de stress post-traumatique. Il se traduit par un revécu permanent de l’évènement traumatique, des comportements d’évitement des situations qui rappellent la situation traumatisante associés à des perturbations :

  • psychologiques (anxiété, dépression chronique, surconsommation de tranquillisants, tentative de suicide…),
  • somatiques (troubles du sommeil, troubles digestifs ou neurologiques),
  • comportementales (surinvestissement professionnel, attitudes compulsives, difficultés de concentration, désintérêt, démotivation, …).

Le stress post-traumatique peut être différé, la pathologie s'installant alors quelques mois, voire quelques années après l’agression.
Un soutien psychologique adapté peut permettre d'éviter (ou de limiter) l'apparition, la persistance ou l’aggravation de troubles psychologiques. C’est au médecin du travail de juger si la victime est apte à reprendre le travail, à occuper le même poste ou si son poste nécessite des aménagements.

Effets des incivilités répétées

Les agressions physiques et verbales ne sont pas les seules à laisser des traces. Les incivilités peuvent provoquer chez les salariés de la lassitude, de la démotivation, de la perte de confiance en soi voire de la peur, surtout si elles ne sont pas prises en compte par l’encadrement ou, pire encore, si elles sont déniées.

Conséquences pour l’entreprise

Les violences externes ont un impact sur le fonctionnement de l’entreprise. Des salariés qui se sentent menacés peuvent perdre confiance en eux – et en leur entreprise -, devenir désabusés et se refermer sur eux-mêmes. Les risques de violence peuvent se traduire par un absentéisme accru, une baisse de productivité, une mauvaise image de marque ou encore des difficultés à recruter.

Mis à jour le 19/01/2015