Accès rapides :

Vous êtes ici :

  1. Accueil
  2. Publications et outils
  3. Bases de données
  4. Eficatt
  5. Dengue (rubrique sélectionnée)

Dengue

Virus de la Dengue.

Sommaire de la fiche

Édition : mai 2017

Données épidémiologiques Guide de lecture

Population générale

L’incidence de la dengue a progressé de manière spectaculaire dans le monde entier au cours des dernières décennies. Le nombre réel de cas est sous-notifié et de nombreux cas ne sont pas correctement classés. Selon une estimation récente, on compterait 390 millions de cas de dengue par an dont 96 millions présentent des manifestations cliniques (quelle que soit la gravité de la maladie) [2].

Le nombre des cas dans les Amériques, en Asie du Sud-Est et dans le Pacifique occidental a dépassé 1,2 million en 2008 et 3,2 millions en 2015 (sur la base des données officielles transmises par les États Membres à l’OMS) et continue de progresser. En 2015, la région des Amériques a signalé à elle seule 2,35 millions de cas, dont 10 200 cas de dengue sévère qui ont provoqué 1181 décès.

On estime que, chaque année, 500 000 personnes atteintes de dengue sévère, dont une très forte proportion d’enfants, nécessitent une hospitalisation. Environ 2,5% d’entre eux en meurent.

D’une situation de type endémo-épidémique, engendrée initialement par la circulation d’un seul sérotype, l’épidémiologie de la dengue dans la zone des Caraïbes a évolué au cours des 30 dernières années vers une situation hyper-endémique avec, désormais, une co-circulation de plusieurs sérotypes viraux. En 2010, les épidémies de dengue ont été à l’origine de 86 000 cas en Martinique et en Guadeloupe. En 2011 et 2012, il n’y a pas eu d’épidémie dans les Antilles françaises et la dernière épidémie importante date de 2013-14 [3][4]. La circulation du virus ne cesse pas totalement en période interépidémique.

Historiquement, les épidémies de dengue sont moins fréquentes et moins bien documentées dans les DOM de l’Océan Indien, à Mayotte (1993) et à l’île de La Réunion (1977-1978, 2004). Depuis 2010, des épisodes de circulation autochtone modérée (centaines de cas) se sont répétés à Mayotte (2010, 2012, 2014) et à La Réunion (quelques dizaines de cas en 2014, 2015-2016, 2017) [3][5].

En France métropolitaine, du 1er mai au 30 novembre 2016, 167 cas importés de dengue ont été confirmés : ces patients virémiques représentent un risque de transmission autochtone de la dengue dans les zones d’implantation du moustique (en mai 2016, Aedes albopictus était implanté dans 30 départements du Sud de la France ) [3][6). Cette transmission reste exceptionnelle : deux cas autochtones en 2010 à Nice, 1 cas en 2013, 4 cas en 2014 et un foyer de 7 cas dans un quartier de Nîmes en 2015 [7].

Milieu professionnel

Plus d’une dizaine de cas de transmission professionnelle ont été documentés, principalement par piqûre d’aiguille ; un cas de contamination à la suite d’un contact cutanéo-muqueux (projection au visage) a été décrit [8][12].

En laboratoire

Cas en laboratoire d'analyse (médicales, vétérinaires...) publiés depuis 1985 : Plusieurs cas signalés ; dans un cas la contamination s’est produite par projection au visage de matières infectieuses.
Cas en laboratoire de recherche publiés depuis 1985 : pas de cas publié.
Cas historiques publiés avant 1985 : Quelques cas signalés, notamment avant la mise en place de laboratoires de type L3 pour manipuler le virus.

Liens utiles