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Risques liés à l’activité physique au travail

La prévention, un enjeu social et économique

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Lève-malade pour prévenir les risques liés à l'activité physique au travail

Fatigue, douleurs, lumbago, chute, troubles musculosquelettiques… Malgré les progrès techniques, l’activité physique reste la principale source d’accidents du travail et de maladies professionnelles. La prévention passe par une évaluation des risques propres à l’entreprise et la mise en œuvre d’actions portant sur l’aménagement des postes, le choix d’équipements adaptés, sans oublier l’organisation de travail (en prenant en compte les facteurs psychosociaux).

De lourdes conséquences

Plus de 3/4 des maladies professionnelles reconnues et la moitié des accidents du travail sont associés à des activités physiques au travail. Les TMS en constituent le problème de santé au travail le plus courant (près de 38 000 maladies professionnelles reconnues en 2009).

Pour les salariés, les contraintes physiques au travail peuvent être cause de douleurs, de fatigue, de maladies et, dans les cas les plus graves, de handicaps et de difficultés à se maintenir dans l’emploi (inaptitude, arrêt).

Les entreprises, quant à elles, doivent assumer les coûts qui en découlent (absentéisme, turnover, journées de travail perdues…), auxquels s’ajoutent les problèmes de baisse de productivité ou de difficultés de recrutement.

Des causes multiples

Les positions de travail contraignantes, les efforts prolongés ou brutaux ainsi que les gestes répétitifs restent une réalité dans de nombreuses professions. À ces facteurs de risques s’ajoutent, depuis plus de 25 ans, les effets des modifications de l’organisation du travail : délais qui raccourcissent, cadences qui s’accélèrent, temps de récupération qui diminuent, tâches plus fines ou plus complexes… D’où des sources de tensions physiques et psychologiques qui se cumulent.

Activité physique ou contraintes posturales au travail

  • 1 salarié sur 10 porte des charges plus de 10 heures par semaine (1 sur 4 dans le BTP et parmi les ouvriers non qualifiés travaillant dans les services)
  • 1 salarié sur 10 répète à cadence élevée et pendant plus de 10 heures par semaine des gestes identiques
  • 2 salariés sur 10 travaillent près de 2 heures par semaine dans des postures pénibles (bras en l’air, à genoux, en torsion, accroupi)
  • 5 salariés sur 10 subissent au moins une contrainte posturale ou articulaire lourde

D’après l’enquête Sumer 2003

Prévention des risques

La prévention passe par une évaluation des risques et la mise en place de mesures appropriées portant sur :

  • l’équipement et l’aménagement des postes (mécanisation, aides à la manutention, adaptation des postes aux travailleurs…),
  • l’organisation du travail et de la production (adaptation des rythmes de travail, coopération dans l’équipe, marges de manœuvre laissées aux salariés pour organiser leur travail…), avec prise en compte des facteurs psychosociaux.

Pénibilité, usure précoce et vieillissement

Les contraintes physiques contribuent à la pénibilité du travail. De plus, l’avancée en âge augmente, en général, les risques liés à l’activité physique notamment du fait du cumul des expositions passées et de leurs conséquences. Reporter les tâches les plus dures sur les salariés les plus jeunes n’est pas une solution, car cela peut créer chez ces derniers des phénomènes d’usure et de vieillissement prématuré. Alléger la charge pour tous est donc impératif pour permettre des parcours professionnels moins pénibles.

Mis en ligne le 14 décembre 2011

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