Salarié
Être force de proposition pour des solutions de prévention adaptées
Les salariés sont les principaux bénéficiaires des actions de prévention. Leur connaissance pratique des postes de travail leur confère un rôle important notamment pour identifier les risques, pour suggérer des améliorations et proposer des mesures de prévention adaptées à leur activité. Ils appliquent les procédures mises en place et respectent les consignes données.
Au cœur de l’entreprise, tout salarié a l’obligation de prendre soin de sa santé et de celle de ses collègues concernés par ses actes au travail (article L. 4122-1 du Code du travail).
Le salarié apporte aux personnes en charge de la prévention (encadrement, membres du CHSCT ou délégués du personnel…) l’expérience de terrain de son activité professionnelle. Il met en lumière des contraintes directement vécues dans le cadre de son travail, par lui-même ou par ses collègues. Ses remarques sont d’autant plus intéressantes qu’elles pointent des difficultés qui ne sont pas forcément visibles pour des personnes extérieures à son poste du travail.
Dialoguer pour prévenir
Le salarié
- alerte et informe son encadrement et les instances représentatives du personnel en cas de problème relatif à la santé et à la sécurité,
- dispose d’un droit d’expression sur la nature et les conditions de son travail,
- participe à l’amélioration de l’ensemble des actions mises en œuvre et des procédures,
- suit les formations proposées et demande des formations complémentaires,
- peut à tout moment demander à être reçu par le médecin du travail, en dehors des examens médicaux obligatoires,
- peut dans certains cas se retirer de certaines situations qu’il juge dangereuses (droit de retrait en cas de danger grave et imminent).
Droit de retrait du salarié
Tout salarié confronté à un danger grave et imminent pour sa vie ou sa santé (incendie, risque de chute, intoxication…) a le droit de quitter son poste de travail pour se mettre en sécurité (articles L. 4131-1 à L. 4131-4 du Code du travail). Le salarié doit signaler immédiatement l’existence d’une situation dangereuse à son supérieur hiérarchique et veiller à ce que son retrait ne mette pas en péril d’autres travailleurs. Il n’a pas besoin de l’autorisation de son employeur pour exercer son droit de retrait. L’employeur ne peut pas sanctionner le salarié dans la mesure où celui-ci a un motif raisonnable de penser que la situation dangereuse présente un caractère grave et imminent.
Formation à la sécurité
Tout salarié doit pouvoir bénéficier d’une formation pratique et appropriée aux risques auxquels il est exposé tout au long de sa vie professionnelle. Cette formation a notamment pour objectif de l’instruire des mesures de prévention à respecter dans l’entreprise ainsi que de la conduite à tenir en cas d’accident. Elle doit permettre de maîtriser les risques spécifiques liés à l’exécution de son travail.
Valérie, secrétaire, employée dans une PME
J’ai découvert la prévention des risques professionnels dans ma précédente entreprise, une société du secteur automobile qui employait près de 160 salariés. La prévention y était assez bien organisée, avec un CHSCT, du personnel formé au secourisme… J’ai appris alors le rôle que chacun peut jouer. Aujourd’hui, j’ai déménagé dans les Alpes et je travaille dans une petite entreprise du tertiaire qui compte 23 salariés et où beaucoup de choses restent à mettre en place en matière de prévention des risques. C’est passionnant et motivant. En ce moment, la direction procède à l’actualisation du document unique. J’essaie de me rendre utile… Des collègues m’ont confié des difficultés de conduite dans la région, l’hiver, sur le chemin qui les mène au travail. J’ai proposé à mon chef une formation pour tous à la conduite sécurité automobile, notamment à la conduite sur chaussée glissante. Mon chef est très sensible à l’expérience, même modeste, que je peux apporter et la direction a accepté. Je pense désormais demander une formation aux gestes des premiers secours…
Mis en ligne le 19 septembre 2011
