Étude des bioallergènes en contexte de polyexpositions professionnelles aux agents biologiques et chimiques en fromageries
Communication scientifique
Introduction : En France, le secteur des fromageries compte plus de 500 entreprises et emploie environ 22000 salariés. Dans ce secteur, des pathologies respiratoires de type allergique (rhinite, asthme, pneumopathie d’hypersensibilité) en lien avec l’activité professionnelle ont été rapportées. Elles sont souvent attribuées à la présence de moisissures dans les atmosphères de travail. Mais peu de données sont disponibles sur les niveaux d’exposition des salariés aux agents biologiques et aux allergènes qu’ils renferment et sur l’impact de la présence concomitante d’agents chimiques émis pendant le processus de fabrication des fromages sur le caractère sensibilisant de ces allergènes. Pour mieux connaître et comprendre ces situations de polyexpositions, l’INRS débute une étude intitulée « Prévention des polyexpositions dans les fromageries : étude des bioallergènes, des agents chimiques et biologiques ».
Objectifs : 1) Faire un état des lieux des agents biologiques et chimiques trouvés dans les atmosphères de travail des fromageries, 2) mettre en évidence les allergènes qu’elles contiennent et 3) caractériser leur pouvoir sensibilisant et allergisant. Seront présentés ici la méthodologie déployée, les premiers résultats obtenus et les perspectives à plus long terme.
Méthodes : Les niveaux d’exposition aux agents chimiques émis, principalement l’ammoniac et le dioxyde de carbone, seront mesurés en temps réel en entreprise. Des prélèvements d’air seront collectés pour 1) identifier et mesurer les agents biologiques (moisissures et bactéries) présents et 2) quantifier par dosage ELISA les allergènes présents : Bos d 11 pour le lait, Der p 1 et Der p 2 pour les acariens et la dextranase pour les moisissures du genre Penicillium. Le potentiel allergisant des échantillons prélevés sera également évalué grâce à l’utilisation d’IgE spécifiques.
Résultats : Les premiers résultats montrent la présence d’agents biologiques et chimiques dans l’air des lieux de travail, en quantités variables, parfois élevées, selon les zones de travail, le type de tâches réalisées et la typologie du fromage fabriqué, ainsi que la présence de protéines potentiellement allergisantes. Des résultats plus fournis sont attendus courant 2024.
Conclusion : L’étude qui débute améliorera la compréhension des expositions aux différents composés présents dans les atmosphères de travail des fromageries et devrait permettre d’établir un lien entre la composition des bioaérosols en allergènes et les symptômes rapportés dans les cas d’allergies.
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Fiche technique
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Année de publication
2023 -
Langue
Français -
Discipline(s)
Biologie - Microbiologie -
Auteur(s)
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Référence
18/11/2023-PARIS-6ème rencontre d'allergologie Moléculaire
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étude(s) de rattachement