Toxicité pulmonaire des nanotubes de carbone

Communication scientifique

Le changement climatique nous conduit à modifier nos modes de transports, notamment en limitant les énergies d’origine fossile et en se dirigeant vers des énergies dites « vertes ». La transition écologique conçue à ce jour prône l’utilisation de voitures électriques. Ainsi, nous observons une demande croissante en batterie pour alimenter ces véhicules et un investissement conséquent pour une fabrication française et européenne. L’incorporation de nanotubes de carbone (NTC) dans les batteries permet d’améliorer leurs performances. Cependant, la manipulation de ces nanomatériaux peut conduire à des effets délétères sur la santé des salariés. Ainsi, le Centre International de Recherche sur le Cancer a classé un NTC multi-parois comme « cancérogène possible pour l’homme » (2B) ; par ailleurs, il a été proposé au comité d’évaluation des risques de l’ECHA de classer toutes les fibres incluant les nanotubes dont la longueur est supérieure à 5 µm et le rapport longueur:diamètre d’au moins 3:1 comme cancérogènes supposés (1B). Cependant, nous avons observé au travers de nos études, que des NTC multi-parois courts et fins, qui ne remplissent pas les critères de dimensions évoqués ci-dessus, peuvent provoquer des effets néfastes sur le poumon (in vivo) et les cellules du tissu pulmonaire (in vitro).