Conducteurs d’équipements de travail : quel suivi médical ?

Mis à jour le 28/10/2026
La conduite d'équipements de travail mobiles automoteurs ou de levage nécessite la détention d’une autorisation de conduite délivrée par l'employeur, qui repose notamment sur l’absence de contre-indications médicales. L’INRS rappelle les principaux points à retenir.

La conduite de certains équipements de travail mobiles automoteurs et/ou servant au levage est soumise à la détention d’une autorisation de conduite délivrée par l’employeur. Cette obligation concerne six familles d’équipements : 

  • grues à tour, 
  • grues mobiles, 
  • grues auxiliaires de chargement, 
  • chariots automoteurs de manutention à conducteur porté, 
  • plates-formes élévatrices mobiles de personnes (PEMP),
  • engins de chantier télécommandés ou à conducteur porté.
Chariot de manutention automoteur à conducteur porté

Attestation d’absence de contre-indications médicales

Parmi les conditions à remplir pour délivrer cette autorisation, l’employeur doit s’assurer que le travailleur dispose d’une attestation d’absence de contre-indications médicales à la conduite. Celle-ci peut être délivrée à l’issue de la visite d’information et de prévention (VIP), lorsque celle-ci est réalisée par un médecin du travail. Si la VIP est réalisée par un autre professionnel de santé (infirmier notamment), il conviendra d’organiser un rendez-vous avec le médecin du travail pour qu’il délivre l’attestation au salarié.

Suivi de l’état de santé

Depuis le 1er octobre 2025 (conformément au décret n° 2025-355 du 18 avril 2025), la conduite d’équipements de travail mobiles automoteurs et d’équipements de travail servant au levage ne fait plus partie des postes dits « à risque » au sens du Code du travail. En conséquence, les conducteurs concernés ne font plus l’objet d’un suivi individuel renforcé (SIR).

Cas particuliers 
Le SIR reste obligatoire pour les conducteurs qui sont exposés à l’un des risques particuliers mentionnés à l’article R 4624-23 (amiante, plomb, bruit, rayonnements ionisants…). Ceux-ci continuent alors à bénéficier de ce suivi renforcé.


L’employeur peut aussi, s’il juge nécessaire de s’assurer de l’aptitude médicale de certains conducteurs d’équipements de travail mobiles et/ou de levage spécifiques (grues à tour de très grande hauteur, environnements de travail à risques particuliers…), décider de faire figurer ces postes sur la liste des postes à risques. Les travailleurs qui y sont affectés bénéficient alors du SIR.


Il est à noter que la récente réforme du suivi de l’état de santé ne modifie pas le rôle du certificat d'aptitude à la conduite en sécurité (Caces). Celui-ci reste un dispositif d’évaluation des compétences du conducteur et ne se substitue ni à l’attestation médicale lorsqu’elle est requise, ni à l’autorisation de conduite délivrée par l’employeur. Les recommandations Caces ont été mises à jour en juillet 2026 pour prendre en compte ces évolutions réglementaires.

Référentiel Caces : quelles exigences imposées par le référentiel Caces en matière de suivi de l’état de santé des conducteurs ?

 

La brochure INRS Questions-réponses sur la formation, l'autorisation de conduite et le certificat d'aptitude à la conduite en sécurité (Caces) - ED 6348 , qui vient d’être mise à jour, détaille les obligations relatives à la formation et à l’autorisation de conduite, le rôle du dispositif Caces dans ce processus ainsi que les nouvelles règles relatives au suivi de l’état de santé des conducteurs. Elle précise notamment les équipements concernés et les différentes situations rencontrées par les entreprises.

 

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