Ce qu’il faut retenir
L’exposition au bitume et à ses dérivés est susceptible de provoquer de la toux, des maux de tête, des troubles du sommeil, des pertes d’appétit… Aux risques chimiques s’ajoutent les risques classiques présents dans les activités de travaux publics : collision engin/piéton, écrasement, brûlure, etc.
Les professions concernées par cette exposition sont celles impliquées dans la fabrication ou l’entretien des revêtements routiers (enrobé) et de l’asphalte, ainsi que dans les travaux d’étanchéité (toiture, tablier de pont, etc.). Les salariés les plus exposés sont ceux qui appliquent d’une façon manuelle ce matériau, comme les asphalteurs, les étancheurs, etc.
Les principes généraux de prévention et la démarche de prévention du risque chimique s’appliquent à la prévention des risques liés au bitume. Dans la majorité des cas, la substitution du bitume ou le travail en circuit fermé (article R. 4412-16) ne sont pas possibles. Les principaux moyens de prévention restent donc la baisse des températures de mise en œuvre du bitume (utilisation d’enrobés ou d’asphalte tièdes) ou l’emploi de finisseurs (engins mobiles destinés à appliquer les enrobés bitumineux sur les chaussées) équipés de système de captage des fumées.