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Paludisme

Plasmodium spp

Sommaire de la fiche

Édition : juin 2018

Agent pathogène Guide de lecture

Descriptif de l'agent pathogène

Réservoir et principales sources d'infection

Réservoir
  • Type(s)

    • Homme

L’homme, hôte réservoir (pour P. knowlesi, le réservoir est le singe), s’infecte par piqûre de moustique infecté (anophèle femelle) qui est le vecteur. Le moustique s’infecte en piquant l’homme parasité. Un cycle de reproduction et de multiplication a lieu chez le moustique qui pourra ainsi lui-même transmettre le parasite à d’autres hommes.
Chez l’homme, dès l’infestation, les sporozoïtes contenus dans les glandes salivaires de l'anophèle restent moins de 30 minutes dans la peau, la lymphe et le sang avant de gagner le foie. Dans le foie, se déroule un cycle de reproduction qui a lieu une seule fois pour P. falciparum et plusieurs fois pour les espèces P. ovale et P. vivax. Pour ces 2 espèces, certains sporozoïtes vont persister dans les hépatocytes sous forme dormante, les hypnozoïtes, responsables des reviviscences tardives de la maladie liées à ces 2 espèces.
Les parasites vont ensuite infecter les hématies du sang circulant, se multiplier et entraîner la lyse des hématies. Ce cycle érythrocytaire explique les manifestations cliniques du paludisme dont la fièvre et les différents symptômes du paludisme grave.
Dans le sang humain, on peut retrouver différentes formes du parasite : les trophozoïtes (toujours présents) et, plus rarement, les gamétocytes et les schizontes (exceptionnels pour P. falciparum).
P. malariae pourrait persister dans le sang et se réactiver après plusieurs années.

Principales sources d'infection

Salive d’anophèle contenant des sporozoïtes de Plasmodium.

En cas de paludisme post-transfusionnel, après accident exposant au sang (AES), de paludisme nosocomial, après échange de seringues chez les toxicomanes IV ou materno-fœtal, la source est le sang contenant des trophozoïtes de Plasmodium.

Vecteur(s)
oui

Viabilité et infectiosité

Viabilité, résistance physico-chimique

Les plasmodies résistent à une température de 4 °C pendant 2 semaines.
Il y a un risque de transmission sanguine uniquement à partir de sang frais avec des globules rouges intacts.

Infectiosité

Dose infectieuse inconnue, mais un faible inoculum peut entraîner un accès palustre simple voire un paludisme grave (pour exemple : 0,01 µl de sang avec une parasitémie à 0,1 % contient 50 globules rouges infectés). Dans un cas de paludisme post-AES décrit en France, l’inoculum infectant a été estimé à 2 300 parasites dans 1,29 µl de sang. Des données expérimentales suggèrent que seulement 10 globules rouges infectés peuvent transmettre l'infection (1).
Relation peu probable entre la dose de l’inoculum et la sévérité de l’accès palustre, liée notamment à l'immunité antipalustre de l'individu.

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