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Paludisme

Plasmodium spp

Sommaire de la fiche

Édition : décembre 2014

Agent pathogène Guide de lecture

Descriptif de l'agent pathogène

Réservoir et principales sources d'infection

Réservoir
  • Type(s)

    • Homme

L’homme, hôte réservoir, s’infecte par piqûre de moustique infecté (anophèle femelle) qui est le vecteur. Le moustique s’infecte en piquant l’homme parasité. Un cycle de reproduction et de multiplication a lieu chez le moustique qui pourra ainsi lui-même transmettre le parasite à d’autres hommes.
Chez l’homme, dès l’infestation, les sporozoites contenus dans les glandes salivaires de l'anophèle ne persistent que 20 minutes dans la circulation sanguine pour gagner le foie. Dans le foie, se déroule un cycle de reproduction qui a lieu une seule fois pour P. falciparum et plusieurs fois pour les espèces P. ovale et P. vivax. C’est ce cycle intrahépatique qui est responsable des reviviscences tardives de la maladie.
Les parasites vont ensuite infecter les hématies du sang circulant, entraînant la lyse des hématies et par conséquent l’accès palustre et la fièvre.
Dans le sang humain, on peut retrouver différentes formes du parasite : les trophozoïtes (toujours présents), et plus rarement : les gamétocytes et les schizontes (exceptionnels pour P. falciparum).
P. malariae pourrait persister dans le sang et se réactiver après plusieurs années.

Vecteur(s)
oui

Viabilité et infectiosité

Viabilité, résistance physico-chimique

Les plasmodies résistent à une température de 4 °C pendant 2 semaines.
Il y a un risque de transmission sanguine uniquement à partir de sang frais avec des globules rouges intacts.

Infectiosité

Dose infectieuse inconnue, mais un faible inoculum peut entraîner un accès palustre simple voir un paludisme grave (pour exemple : 0,01 µl de sang avec une parasitémie à 0,1 % contient 50 globules rouges infectés). Dans un cas de paludisme post-AES décrit en France, l’inoculum infectant a été estimé à 2 300 parasites dans 1,29 µl de sang.
Relation peu probable entre la dose de l’inoculum et la sévérité de l’accès palustre.

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