Débit d'air extrait sur les chantiers de désamiantage : comment le mesurer
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(Article HST : étude de cas) Afin d'assurer la protection des salariés et de l'environnement, les chantiers de désamiantage nécessitent la mise en oeuvre d'un confinement dynamique, couplé à des mesures de réduction des émissions de fibres (captage à la source, pulvérisation, imprégnation par exemple). Le confinement dynamique permet d'éviter toute fuite de fibres d'amiante hors de la zone de travail en assurant, par l'intermédiaire d'un système de ventilation, une mise en dépression et un renouvellement suffisant en air neuf de la zone contaminée. Avant la mise en service de l'installation, les débits de ventilation doivent obligatoirement être contrôlés et conformes au dimensionnement prévu. Du côté de l'extraction d'air, seul le préfiltre en amont du ventilateur est accessible, ce qui ne permet pas d'utiliser les méthodes classiques de mesure de débit en conduit. La méthode en usage aujourd'hui et indiquée dans la réglementation [1] prévoit une mesure par exploration du champ de vitesses au niveau de l'ouverture. La surface de passage de l'air à travers le préfiltre étant difficilement mesurable, la surface totale est alors considérée dans le calcul du débit (produit de la vitesse moyenne mesurée par la surface totale du préfiltre), et un facteur de correction de 0,6 est appliqué. Des questionnements subsistent sur l'origine et la pertinence de cette correction. Une campagne de mesure en laboratoire s'est donc attachée à vérifier la pertinence du coefficient appliqué pour le calcul du débit dans la configuration type d'un chantier de désamiantage et à établir des recommandations sur la méthode de mesure du débit. Une méthode de mesure alternative via l'utilisation d'un balomètre a également été testée.