Liens causaux intervenant dans le processus d’adoption d’un exosquelette dans le contexte industriel

Communication scientifique

Depuis plus de 20 ans, les troubles musculosquelettiques (TMS) représentent les maladies professionnelles les plus fréquentes en Europe touchant environ 60% des salariés (Roquelaure, Bodin et al. 2018). Dans un contexte de prévention des risques professionnels et plus spécifiquement des risques biomécaniques liés à l’activité professionnelle, lorsque les mesures de prévention collectives ne sont pas suffisantes ou ne peuvent être mises en place, des mesures individuelles telles que les dispositifs d’assistance physique et en particulier les exosquelettes peuvent alors être envisagées. Un exosquelette peut être défini comme une structure mécanique externe revêtue qui augmente la puissance ou les capacités d'une personne (de Looze, Bosch et al. 2016). Malgré un large consensus dans la littérature (Stam and Stanton 2010, Bar, Luger et al. 2024) démontrant l’efficacité des exosquelettes pour réduire localement les contraintes musculaires et le ressenti des efforts, ce n’est pas pour autant qu’en contexte professionnel les salariés l’adoptent pour un usage régulier. La question de l’adoption des exosquelettes constitue un enjeu capital dans le contexte de modernisation des entreprises où le déploiement des nouvelles technologies est devenu une question centrale pour les entreprises, d’autant plus si ces dispositifs ont un rôle à jouer dans la prévention des TMS. L’adoption d’une technologie étant le reflet de la qualité de l’interaction entre l’utilisateur et la technologie, cette étude cherche à comprendre et formaliser les mécanismes cognitifs et psychosociaux d’adoption d’un exosquelette aux étapes d'acceptabilité et d'acceptation.