Contractions volontaires maximales vs. sous-maximales : quelle est la meilleure façon de normaliser l'activité électromyographique de surface du muscle trapèze lors d'une tâche informatique ?

Communication scientifique

La normalisation de l'amplitude de l'activité musculaire mesurée par électromyographie de surface (sEMG) permet de réduire les variabilités lors de la comparaison de différents participants ou conditions expérimentales. Bien que certains auteurs aient fourni des recommandations pour la normalisation des sEMG du muscle trapèze supérieur (Mathiassen et al. 1995, Cid et al. 2017 et 2020 ; Burden 2010), il n'existe pas de consensus défini dans la littérature. L'objectif de cette étude était de déterminer si la méthode de normalisation de l'activité du muscle trapèze supérieur, utilisant des contractions volontaires maximales (MVC) vs. sous-maximales (SUBVC), peut modifier les résultats liés aux différentes postures de travail utilisées lors de l'exécution d'une tâche informatique, c'est-à-dire une charge de travail de faible intensité. En ne considérant que les différences significatives, la normalisation par des contractions isométriques volontaires maximales ou sous-maximales a permis d'observer les mêmes résultats. Cependant, les tailles d'effet étaient plus élevées lorsque la normalisation du muscle trapèze supérieur était réalisée avec MVC par rapport à SUBVC. Ainsi, la méthode MVC a mis en évidence plus clairement les différences entre les postures de travail dans cette étude menée sur des femmes simulant une tâche de travail informatique impliquant une charge de travail de faible niveau. Les chercheurs et les praticiens doivent être conscients de l'impact de la méthode de normalisation sEMG utilisée sur les résultats et donc sur l'interprétation des données de leur étude.