Postures sédentaires

Pathologies cardiovasculaires, cancers, obésité, troubles musculosquelettiques… Une posture sédentaire est associée à de nombreux effets sur la santé. Elle se caractérise par une posture assise ou allongée maintenue dans le temps et associée à une très faible dépense énergétique. L'exposition des salariés doit être évaluée et des mesures de prévention adaptées mises en place.
Mis à jour le 07/11/2023

Effets sur la santé

L’exposition prolongée aux postures sédentaires peut être à l’origine de divers effets sur la santé. Ils sont liés à la fois aux durées des périodes ininterrompues passées en postures sédentaires et à la durée cumulée journalière de ces périodes.

Principales pathologies

Une exposition aux postures sédentaires est associée :

  • à une élévation du taux de mortalité toutes causes confondues et du taux de mortalité cardiovasculaire ;
  • à un risque accru de développement de certaines formes de cancer, de pathologies cardiovasculaires, d’un diabète de type II et d’une obésité ;
  • au développement de troubles musculosquelettiques (TMS), telles que les lombalgies, ou encore d’effets sur la santé mentale, comme l’anxiété ou la dépression.

Principaux effets sur la santé associés aux postures sédentaires

Mécanismes physiopathologiques

Les mécanismes physiopathologiques à l’origine des effets sur la santé associés aux postures sédentaires ne sont pas totalement élucidés mais sont vraisemblablement principalement liés à la trop faible dépense énergétique, laquelle engendre des désordres métaboliques, telles qu’une hyperglycémie (excès de sucre dans le sang) et une hypertriglycéridémie (excès de graisses dans le sang). Ces désordres métaboliques répétés peuvent conduire au développement d’une obésité, d’un diabète de type II ou encore de maladies cardiovasculaires. Les troubles métaboliques et hormonaux ainsi que l’excès d’adiposité (accumulation de graisse dans l’organisme) sont également susceptibles de contribuer à la survenue de certains cancers.

Par ailleurs, la perturbation du flux sanguin induite par le maintien de la posture assise prolongée contribuerait au développement de pathologies cardiovasculaires. Enfin, une augmentation des contraintes au niveau des disques intervertébraux et une trop faible activité des muscles du dos induites par le maintien dans le temps de la posture assise participeraient à la survenue de lombalgies.

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