Biométrologie des retardateurs de flamme organophosphorés dans le secteur du traitement et du recyclage des D3E en France : impact de la variabilité urinaire temporelle sur la stratégie de recueil.
Communication scientifique
Les travailleurs du secteur du traitement et du recyclage des déchets d’équipements électriques et électroniques (D3E) sont exposés à divers polluants chimiques, notamment aux retardateurs de flamme organophosphorés (RFOPs). L’évaluation de l’exposition professionnelle par l’analyse des métabolites urinaires des RFOPs présente certaines limites en raison d’un manque de connaissances sur leur toxicocinétique. Cette étude a pour objectif d’évaluer, dans un contexte professionnel, la variabilité temporelle des RFOPs à partir d’échantillons d’urine de salariés collectés dans le secteur du traitement et du recyclage des D3E, durant cinq jours ouvrables consécutifs, afin d’identifier la période de recueil urinaire optimale pour l’évaluation de l’exposition.
Les urines de 6 travailleurs ont été recueillies, du matin du premier jour de travail de la semaine jusqu’au matin suivant le dernier jour. Sur la même semaine de travail, les urines de 5 travailleurs non exposés ont été recueillies pendant 3 jours consécutifs, en débuts et fins de poste pour les 3 jours, ainsi que l’urine de lever pour les deux derniers jours. Sept métabolites de RFOP, le bis(2-chloroéthyl) phosphate (BCEP), le diphénylphosphate (DPP), le di(o-crésyl) phosphate (DoCP), le di(m-crésyl) phosphate (DmCP), le di(p-crésyl) phosphate (DpCP), le bis(1,3-dichloro-2-propyl) phosphate (BDCPP) et le bis(1-chloro-2-propyl) phosphate (BCPP), ont été analysés dans ces urines par chromatographie liquide couplée à la spectrométrie de masse en tandem.
Une accumulation des métabolites urinaires DmCP et DpCP a été mise en évidence au cours de la semaine, avec un coefficient de corrélation intra-jour (ICC jour) modéré à bon (0,53), tandis que le DPP et le BCEP présentaient un profil d’élimination rapide (ICC jour < 0,2). Une comparaison des concentrations en métabolites urinaires par moments de recueils et par jour de travail a montré que le moment le plus approprié pour l’échantillonnage urinaire se situe entre 2 et 5 heures après le poste de travail pour le BCEP et le DPP, tandis que la fin de la semaine de travail est la plus pertinente pour le DmCP et le DpCP. L’approche utilisée dans cette étude pourrait être étendue à une gamme plus large de retardateurs de flamme à l’avenir, améliorant ainsi l’efficacité et la précision de la biosurveillance professionnelle de ces substances.
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Fiche technique
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Année de publication
2025 -
Langue
Français -
Discipline(s)
Ingénierie des procédés -
Auteur(s)
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Référence
2/6/2026-LYON-38è Congrès National de Médecine et Santé au Travail
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étude(s) de rattachement