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Rage

Virus de la rage.

Sommaire de la fiche

Édition : juin 2010

Agent pathogène Guide de lecture

Descriptif de l'agent pathogène

  • Nom

    Virus de la rage.
  • Type

    Virus
  • Groupes de classement

    • 3

Virus à ARN de la famille des Rhabdoviridae, genre Lyssavirus.
Sept génotypes connus (4 autres sont en cours d'identification) dont le génotype 1 comprenant toutes les souches de virus rabique (rage sauvage, des rues, des chauves-souris en Amérique, les souches vaccinales de rage).
Les autres génotypes sont considérés comme virus apparentés à la rage, dont les génotypes 5 et 6 (European Bat Lyssavirus - EBL 1 et 2), responsables de la rage des chauves-souris en Europe également transmissible à l'homme.

Réservoir et principales sources d'infection

Réservoir
  • Type(s)

    • Animal

Il varie selon les régions du globe, mais concerne toujours des mammifères à sang chaud :
- Rage vulpine (du renard roux) d'Europe et d'Amérique du nord transmissible aux mammifères domestiques et sauvages carnivores et herbivores.
- Rage canine (des "rues") en Afrique, en Asie du sud-est, en Amérique latine.
- Rage des chauves-souris :

  • insectivores en Europe (génotypes 5 et 6), en Australie (génotype 7), en Amérique (génotype 1) et en Afrique (génotype 5) ;
  • frugivores en Australie (génotype 7), en Afrique (génotype 2) et vraisemblablement dans de nombreuses régions du globe ;
  • vampires en Amérique latine (génotype 1).
Principales sources d'infection

La salive joue un rôle essentiel. La salive est responsable de la contamination dans l'immense majorité des cas. Le virus n'est jamais présent dans le sang. En revanche, en phase terminale, on le trouve dans les terminaisons nerveuses (follicules pileux), les muscles, la cornée...

Vecteur(s)
Pas de vecteur.

Viabilité et infectiosité

Viabilité, résistance physico-chimique

Le virus est détruit par les savons, la chaleur, la lumière (UV), la dessiccation, un pH inférieur à 3 ou supérieur à 11.
Excrété dans le milieu extérieur, le virus est rapidement inactivé, mais il persiste dans les tissus, prélèvements biologiques et les cadavres, ce qui permet le diagnostic même tardif.

Infectiosité

Le risque de transmission du virus par morsure est évalué de 10 à 70 % pour le visage, de 5 à 20 % pour les mains, de 3 à 10 % pour les membres. Ce risque est variable selon la profondeur de la plaie et la dose infectieuse reçue. 

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