Accès rapides :

Vous êtes ici :

  1. Accueil
  2. Métiers et secteurs d'activité
  3. Commerce et services
  4. Travail de bureau (rubrique sélectionnée)

Travail de bureau

Avec la tertiarisation des activités et le développement des technologies de l’information et de la communication (TIC), le travail de bureau s’est généralisé. Aujourd’hui plusieurs millions de salariés exercent l‘essentiel de leur activité dans un bureau assis devant un ordinateur. Si les risques professionnels liés au travail de bureau sont moins visibles, ils ne sont pas absents et nécessitent des mesures de prévention adaptées.

Les principaux risques

Peu visibles, les risques professionnels sont présents dans le travail de bureau et concernent l’ensemble des salariés. Les chutes et les manutentions manuelles (port de charges, efforts physiques…) constituent les principales causes d’accidents. Les troubles musculosquelettiques (ou TMS) et les lombalgies représentent quant à eux la très grande majorité des maladies professionnelles recensées. L’activité elle-même ou l’organisation du travail, mais également les situations de harcèlement ou de violences peuvent exposer les travailleurs à des risques psychosociaux (stress, burnout…).

Risques

Origines

Chutes, glissades, trébuchement

  • Déplacements longs et fréquents dus à l’éloignement des différentes zones d’activité
  • Sol glissant, irrégulier (trou, plissement) ou encombré
  • Câbles au sol non protégés
  • Dénivellations (marches, escaliers)
  • Éclairage insuffisant
  • Travail dans l’urgence
  • Charge mentale importante

Stress, burnout, fatigue, anxiété, troubles psychologiques

  • Rythme de travail intensif
  • Faible autonomie et contrôle important de la part de la hiérarchie
  • Charge mentale et informationnelle (plusieurs taches simultanées)
  • Interruptions fréquentes
  • Bruit ambiant excessif (voix, conversations voisines, climatisation, imprimantes…)
  • Postes de travail trop proches les uns des autres empêchant le respect de certaines exigences de travail (concentration, confidentialité…)
  • Outils inadaptés (logiciels, informatique défaillante…)
  • Harcèlement, violence…

Troubles musculosquelettiques

Lombalgies

  • Espace de travail exigu
  • Poste de travail inadapté : écran, souris et clavier mal positionnés
  • Posture statique prolongée
  • Comportement sédentaire (voir ci-dessous)
  • Travail répétitif
  • Manutentions manuelles (archives,…)
  • Stress
  • Contraintes psychosociales

Fatigue visuelle

  • Écran de visualisation mal réglé ou mal positionné
  • Éclairage naturel et artificiel insuffisant ou mal adapté aux exigences du travail
  • Température ambiante élevée et humidité de l’air trop faible

Le comportement sédentaire au travail

 Toutes les positions statiques de travail sont néfastes dès lors qu’elles sont prolongées, mais le maintien de la position assise l’est encore plus car elle peut être à l’origine d’un comportement sédentaire. Celui-ci se définit par une position assise (ou allongée), en situation d’éveil, avec une dépense énergétique inférieur ou égale à 1,5 fois celle de repos.

 

Prolongé, ce comportement sédentaire engendre divers effets sur la santé. Outre les troubles musculosquelettiques, il peut aussi être à l’origine d’atteintes à la santé mentale, de diabète de type 2, d’obésité, de pathologies cardiovasculaires, …

 

Pour en savoir plus : Le comportement sédentaire au travail : de quoi parle-t-on ?

Chutes : un risque à ne pas sous-estimer !

Chutes, glissades, trébuchements, faux pas, pertes d’équilibre… Contrairement à certaines idées reçues tenaces, ces accidents du travail sont loin d’être anodins ou bénins. Ils peuvent occasionner des lésions très graves allant jusqu’à des incapacités permanentes, voire des décès.

 

Les lésions peuvent résulter d’un contact brutal avec le sol. Leur survenue est aussi liée à l’environnement de travail du salarié et particulièrement à la présence d’éléments agressifs (coins de meuble, marches d’escalier…) susceptibles de provoquer des blessures en cas de choc. Même si la victime ne tombe pas, les lésions peuvent être graves : lumbago, entorses, contusions, plaies, fractures…

 

Les accidents surviennent lors des déplacements des salariés et résultent de la combinaison de nombreux facteurs d’origines diverses : sol irrégulier ou encombré, déplacement rapide, éclairage insuffisant, attention focalisée sur une autre tâche que le déplacement, fatigue…

 

Les situations à risque résultent souvent d’une sous-estimation des besoins du travail. Par exemple, la sous-évaluation des besoins de stockage de la documentation peut favoriser le développement d’un stockage « sauvage » encombrant les espaces de circulation. De même, la sous-évaluation des besoins d’accès aux zones d’archivages peut obliger les salariés à des déplacements plus nombreux…

 

La démarche de prévention intègre une analyse globale des situations de travail.
Les mesures à mettre en œuvre combinent des actions sur les espaces de travail, les sols, les ambiances physiques, l’organisation du travail, et la sensibilisation des salariés.

 

Pour en savoir plus :

Dossier Chutes de plain-pied

Agir en prévention

Tout employeur est responsable de la santé et de la sécurité de ses employés. Il est donc tenu d’évaluer les risques auxquels sont soumis ses salariés (en les associant à la réflexion).

L'évaluation des risques professionnels (EvRP) consiste à identifier les risques auxquels sont soumis les salariés d'un établissement, en vue de mettre en place des actions de prévention pertinentes couvrant les dimensions techniques, humaines et organisationnelles.

Il est à souligner que l’évaluation des risques concerne également les interventions des salariés de prestataires extérieurs dans les bureaux de l’entreprise utilisatrice notamment pour les opérations de nettoyage ou de maintenance. Dans ce cas précis, il est nécessaire d’anticiper les risques avant le début des travaux et d’établir un plan de prévention

Les résultats de l’évaluation des risques doivent être formalisés et consignés dans le Document unique.

Prévenir les risques de chute et liés au déplacement interne

  • Intégrer les exigences en matière de déplacement (distance / fréquence) dans la conception des zones de travail.
  • Installer un revêtement de sol non glissant.
  • Organiser des zones de rangement facilement accessibles.
  • Dégager les couloirs et escaliers, vérifier leur éclairage.
  • Proposer des aides à la manutention (diables…).
  • Signaliser les zones de travaux ou de nettoyage.
  • Dimensionner les bureaux de façon à permettre au personnel de se déplacer, bouger, d’accéder à ses documents de travail.

Prévenir les risques psychosociaux

 

  • Conception architecturale et choix d’organisation spatiale adaptés aux contraintes liées aux activités de travail (concentration, confidentialité…).
  • Planifier et répartir les charges de travail.
  • Varier les tâches.
  • Prévoir des lieux et des moments de pause.
  • Donner aux salariés les informations nécessaires à leur travail.
  • Organiser le partage d’information sur les contraintes de travail (relations clients…) et les façons de les résoudre.
  • Associer les salariés aux décisions qui les concernent en termes d’organisation du travail.

Prévenir les risques de TMS

 et de lombalgies

  • Veiller au bon dimensionnement des mobiliers et des équipements de travail.
  • Adapter l’aménagement du poste de travail et le positionnement de la souris, du clavier et de l'écran de visualisation.
  • Aménager les postes de travail avec écran de façon à permettre aux salariés d’adopter des positions adéquates.
  • Proposer des alternatives (ex : bureau à hauteur variable) pour limiter les risques liés aux positions de travail statiques.
  • Prévoir des pauses régulières et adaptées au contenu du travail pour limiter le maintien continu des positions de travail statiques
  • Informer et former le personnel à l’utilisation des équipements de travail.
  • Limiter les ports de charge et proposer des aides à la manutention.

Prévenir les risques de fatigue visuelle

  • Implanter les postes de travail de manière à éviter les reflets sur les écrans.
  • S’assurer d’un taux d’humidité suffisamment important dans les locaux de travail (idéalement entre 60 et 65%)

Prévenir les risques liés aux ambiances physiques de travail (bruit, lumière, température)

 

  • Adapter l’éclairage aux tâches réalisées.
  • Atténuer le bruit dans les locaux (espacement des postes de travail, cloisons antibruit, matériel non bruyant, mise en place d’une salle de réunion…).
  • Prévoir l’aération des locaux.
  • Installer des sources d’eau potable en cas de fortes chaleurs.

Open-spaces : évaluer et prévenir les nuisances liées au bruit

Dans les espaces ouverts de bureaux (open-spaces), les niveaux sonores ne présentent pas de risque pour le système auditif. Cependant certains bruits peuvent constituer une nuisance importante : conversations et activités des autres salariés, sonneries de téléphone, photocopieurs ou imprimantes, ventilation… Ces bruits non désirés perturbent les salariés, particulièrement lors des tâches nécessitant de la concentration ou une attention particulière.  Ils peuvent avoir des conséquences sur le travail (déconcentration, incompréhension, erreurs…) mais également sur la santé des salariés (stress, fatigue…).

Afin d’agir sur cette nuisance, les entreprises peuvent s’appuyer sur la méthode développée dans la nouvelle norme française NF S31-199 « Performances acoustiques des espaces ouverts de bureaux ». Ce texte de référence s’articule autour de deux dimensions : les indicateurs acoustiques (valeurs cibles ou exigées) et le ressenti des salariés. Il sert de guide pour évaluer les nuisances sonores selon l’activité particulière de l’open-space et les différentes configurations de locaux.
L’INRS a développé, en collaboration avec l’INSA de Lyon, le questionnaire GABO (gêne acoustique dans les bureaux ouverts) aujourd’hui annexé à la norme. Ce questionnaire permet de recueillir le ressenti des salariés vis-à-vis de leur environnement de travail et du bruit en particulier. Il présente le double intérêt de les associer à la démarche d’amélioration de l’espace de travail et d’objectiver leur perception vis-à-vis du bruit (type de sources sonores gênantes, type de tâche perturbée, échelle de sensibilité au bruit, perception de leur santé, etc.). Ce questionnaire est un outil d’analyse mais également un support de discussion pour tendre vers un environnement sonore accepté par tous.
 

Télécharger le questionnaire GABO et la grille d’analyse (format Excel)

Pour en savoir plus
Mis à jour le 31/07/2019