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Conduite d’engins en sécurité : le Caces se dote d’un nouveau référentiel

Depuis le 1er janvier 2020, de nouvelles recommandations Caces (certificat d’aptitude à la conduite en sécurité) sont applicables. Celles-ci précisent les modalités de réalisation des tests d’aptitude à la conduite d’engins de chantier, de levage ou de manutention. Objectif : homogénéiser les pratiques.).

Rénovées par les partenaires sociaux, les recommandations qui encadrent le Caces sont entrées en vigueur le 1er janvier 2020. « Il ne s’agit pas d’une révolution mais plutôt d’une évolution vers plus de rigueur dans la réalisation de ces tests destinés à valider la capacité à conduire en sécurité un engin de chantier, de levage ou de manutention », explique Thierry Hanotel, expert INRS.

 

Les principaux changements concernent en effet les modalités de réalisation des tests. Chaque organisme testeur certifié (OTC), chargé de délivrer le Caces aux futurs conducteurs, doit désormais disposer d’au moins un centre de déroulement de tests (CDT) où les épreuves théoriques et pratiques pourront être organisées. En outre, les caractéristiques techniques minimales des équipements qui peuvent être utilisés pour les épreuves pratiques ont été clairement définies, en prenant en compte l’évolution des matériels. De même, le contenu des épreuves théoriques a été détaillé. Celles-ci s’appuieront à terme sur une base de questions élaborées par l’INRS. Le dispositif évoluera de fait vers plus d’homogénéité pour l’ensemble des Caces délivrés (plus de 800 000 pour l’année 2018).

Deux nouvelles familles de Caces

Autre nouveauté : deux familles de Caces, qui concernent les chariots de manutention automoteurs gerbeurs à conducteur accompagnant d’une part, et les ponts roulants et portiques d’autre part, ont été ajoutées aux 6 familles existantes (voir encadré). « Depuis plus de 25 ans, des recommandations incitent à délivrer une autorisation de conduite de façon volontaire pour ces types d’équipement, précise Thierry Hanotel. Pour ces deux familles,  le Caces n’est pas destiné à remplir une obligation réglementaire, mais n’en reste pas moins un bon moyen de s’assurer que le conducteur est capable de conduire en sécurité ».

 

Toutes ces évolutions impactent dès maintenant l’ensemble des acteurs du dispositif, qui repose sur un principe pyramidal. Au sommet de cette pyramide, le réseau Assurance maladie – risques professionnels (Cnam, INRS, Cramif / Carsat / CGSS), opérateur du dispositif et propriétaire de la marque Caces, élabore les textes applicables avec l’appui des partenaires sociaux qui les adoptent. On trouve ensuite les organismes certificateurs (OC), au nombre de cinq à ce jour, qui sont conventionnés par la Cnam et accrédités par le Comité français d'accréditation (Cofrac). Ces OC certifient à leur tour les centaines d’organismes testeurs certifiés (OTC) pour délivrer les Caces, sur la base d’un cycle d’audits annuels qui incluent leurs testeurs « personnes physiques ».

 

La liste des OTC qui peuvent délivrer des Caces est disponible dans une base de données, mise à jour en permanence et consultable par numéro de département / par famille / par catégorie, sur le site de l’INRS. « Pour s’assurer que l’organisme auquel ils envisagent de confier l’évaluation de leurs salariés est bien certifié pour la famille / catégorie de Caces souhaité, il est indispensable que les employeurs se réfèrent à cette base de données », indique Thierry Hanotel.

 

Les nouvelles recommandations Caces

 

Deux recommandations ont été créées : 

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Mis à jour le 22/01/2019
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