Protection cutanée

Éviter l’exposition, en particulier des mains, à tout risque cutané

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Protection individuelle cutanée

Au travail, la peau peut être exposée à des risques chimiques, biologiques, mécaniques électriques ou thermiques. Dans toutes les situations où les mesures de protection collective se révèlent insuffisantes, le port d’équipements de protection individuelle est nécessaire : le plus souvent des gants et dans certains cas, notamment en cas de projections, une protection cutanée pour l’ensemble du corps (combinaison).

Les salariés exposés à des risques chimiques, voire biologiques, doivent protéger leur peau d’éventuels contacts voire de projections de produits potentiellement dangereux (produits toxiques, corrosifs ou caustiques… ou encore sang ou fluides biologiques). Ils peuvent être également exposés à des risques physiques ou mécaniques (coupure, piqûre, brûlure…), électriques, voire thermiques (flamme, chaleur…).

Les protections individuelles cutanées constituent, après les protections collectives, un rempart essentiel contre ces nombreux dangers. Elles concernent l’ensemble du corps : gants, blouse, salopette, bottes, écran facial ou autres vêtements de protection résistants sont donc parfois nécessaires. Certaines opérations exigent même de porter une combinaison de protection contre les produits chimiques (incluant des lunettes ou un masque), parfois en complément d’une protection respiratoire.

Matériaux imperméables et leurs limites

Il est recommandé de porter des EPI imperméables aux produits manipulés ou auxquels les salariés sont susceptibles d’être exposés. Il faut cependant garder à l’esprit que le port d’un équipement de protection de la peau ne doit pas se substituer aux mesures techniques qui pourraient éviter tout contact cutané avec les produits nocifs (par exemple la mécanisation d’un processus évitant la manipulation…). Ceci d’autant plus qu’aucun matériau ne résiste de façon permanente à un produit, ni ne résiste à toutes les substances.

Gants de protection contre les risques chimiques

Les gants de protection sont caractérisés par leur forme, leur matière, leur épaisseur et leur résistance au produit manipulé. Des essais de dégradation (gonflement, durcissement, craquelure…), de pénétration (imperfection, porosité…) ou de perméation (diffusion à l’échelle moléculaire à travers le matériau) permettent de les tester. Le choix des gants dépend donc des risques auxquels sont exposés les utilisateurs, des contraintes d’utilisation, du type de produit manipulé, du matériau constitutif (résistance au produit, non irritant ou allergisant pour l’utilisateur) et du coût. Rappelons que l'équipement doit impérativement porter le marquage CE.

Choisir le type de gant

Différents matériaux existent, chacun avec des caractéristiques adaptées aux besoins. Le latex naturel est ainsi assez résistant à l’usure et aux produits solubles dans l’eau, mais l’est moins aux produits huileux, par exemple. Le néoprène résiste bien aux acides et aux bases forts, mais moins à l’usure mécanique, entre autres… Une brochure INRS détaille les avantages et inconvénients des matériaux des gants de protection.

Les gants médicaux sont différents des gants de protection contre les risques chimiques. Les gants de soins sont généralement peu épais et à usage unique. Là aussi, différents matériaux sont envisageables selon l’utilisation des gants pour des gestes médicaux nécessitant une plus ou moins grande sensibilité ou dextérité.

Utiliser les gants et les entretenir

La protection assurée par gants, à l’instar de celle procurée par tout équipement de protection individuelle, sera optimale s’ils sont correctement utilisés et entretenus. La notice des gants informe sur le stockage, l’utilisation, les performances et les limites d’emploi du gant ainsi que sur la signification des éventuels marquages.

Il faut ensuite inspecter les gants avant toute utilisation et rechercher les signes d’un vieillissement prématuré. Les signes sont souvent le changement de couleurs, les craquelures, les microtrous, les points noirs sur le caoutchouc, les odeurs… L’étanchéité peut être vérifiée en gonflant les gants à l’air. Les gants détériorés doivent, dans tous les cas, être jetés.

Les gants doivent être utilisés pour la tâche prévue, en se lavant les mains au préalable (mains propres et sèches). Les gants jetables doivent être changés dès qu’il y a eu contact avec le produit. Enfin, les gants sont à usage individuel : ils ne doivent pas être partagés.

Mis en ligne le 19 septembre 2011

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