Version : Octobre 2022
Nom de la substance
Famille chimique
Numéro CAS
Composé(s)
Fiche(s) toxicologique(s)
Fiche(s) Métropol
Zinc urinaire : 0,9 mg/L (1,2 mg/g de créatinine) (95ème percentile chez les adultes de la population générale âgés de 18 à 74 ans), étude Esteban 2014-2016 [G1]
Zinc urinaire : 1 mg/L (0,6 mg/g de créatinine) (95ème percentile) [Hoët et al., 2013]
Zinc urinaire : 1,04 mg/L (0,7 mg/g de créatinine) (95ème percentile) [Nisse etal., 2017]
VBI françaises (VLB règlementaire, VLB ANSES)
VBI européennes (BLV)
VBI américaines de l'ACGIH (BEI)
VBI allemandes de la DFG (BAT, EKA, BLW)
Dans la journée
Dans la semaine
Laboratoires par région
Spécificités
Le zinc est un oligoélément essentiel au métabolisme de nombreux enzymes. L'absorption de zinc dépend de la spéciation (ou espèce chimique), de la solubilité du composé dans le milieu biologique considéré, ainsi que de la granulométrie du composé. En milieu professionnel, le zinc est absorbé par voie pulmonaire sous forme de fumées ou de poussières (oxyde de zinc) et potentiellement par voies digestive et cutanée (en cas de peau lésée) pour les formes solubles. L'apport de zinc par l'alimentation est important ; pour mémoire, l'apport nutritionnel recommandé est de l'ordre de 15 mg/j. chez l'adulte. 20 à 40 % du zinc sont absorbés au niveau de l'intestin grêle, par l'intermédiaire d'une métallothionine. Le zinc est présent dans tous les tissus et liquides de l'organisme : 60 % dans les muscles et 30 % dans les os. Le zinc sanguin est principalement érythrocytaire ; le zinc plasmatique est fortement lié aux protéines (pour 2/3 à l'albumine et pour une moindre part à l'alpha-2 macroglobuline).
L'élimination est surtout fécale (70-80 %) et pour une moindre part (15-25 %) urinaire et dans la sueur. Après administration parentérale, la demi-vie d'élimination est de 200 à 500 jours.
Les dosages plasmatiques et urinaires de zinc ne sont pas couramment utilisés pour la surveillance biologique de l'exposition professionnelle. Aucune corrélation avec l'intensité de l'exposition n'a été démontrée pour le dosage plasmatique.
Le dosage du zinc urinaire semble à privilégier même si les données sont peu nombreuses.
Une étude taiwanaise retrouve une corrélation entre les concentrations atmosphériques et urinaires de zinc chez des ouvriers de la métallurgie exposés aux fluides de coupe. Les taux urinaires moyens de zinc mesurés en fin de poste sont de 294 et 376 µg/L dans 2 groupes de salariés exposés pour des niveaux atmosphériques moyens de 0,4 et 2 mg/m3 respectivement (VLEP-8h indicative pour les fumées d'oxyde de zinc de 5 mg/m3).
Les contaminations métalliques étant le principal écueil lors de l'analyse des éléments traces, il est nécessaire de prendre certaines précautions lors du prélèvement (aiguille, tubes, bouchons, antiseptiques...) et de l'acheminement (conservation, transport) au laboratoire. Pour cela, il est primordial que le médecin du travail prenne contact avec le laboratoire effectuant l'analyse (mais également avec celui qui fait le prélèvement s'il est différent) afin de se faire préciser les procédures de prélèvement et d'acheminement et les pièges à éviter. Dans tous les cas, les prélèvements doivent être réalisés en dehors des locaux de travail, au mieux après une douche et au minimum après lavage des mains pour limiter le risque de contamination, par un laboratoire participant au contrôle de qualité pour cet élément trace.
Les concentrations urinaires de zinc subissent des variations diurnes et sont augmentées dans certaines pathologies (cirrhose, syndrome néphrotique).
Fillol C, Oleko A, Gane J, Saoudi A et al. Imprégnation de la population française par les métaux urinaires. Programme national de biosurveillance, Esteban 2014-2016. Saint-Maurice : Santé publique France ; 2021 : 52 p. (https ://www.santepubliquefrance.fr).
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