Effets de différentes modalités de ruptures des postures sédentaires lors d'un travail sur écran
Etude
L’utilisation d’un ordinateur sur le lieu de travail implique généralement l’adoption d’une posture sédentaire. Celle-ci est définie comme une posture assise ou allongée, maintenue dans le temps et associée à une très faible dépense énergétique. Or, les postures sédentaires peuvent être à l’origine d’effets délétères sur la santé. Pour prévenir ces effets, il convient de réduire le temps passé dans ces postures. Pour cela, il est recommandé d’induire des ruptures régulières de ces postures par l’alternance entre la posture assise et une autre posture de travail (comme être debout, pédaler, marcher sur un tapis roulant…), ou au travers de courtes interruptions actives (comme marcher, réaliser des exercices physiques…). Toutefois, par manque de données, il n’existe pas encore de consensus sur les modalités de rupture les plus adaptées à une situation de travail sur écran. Cette étude de laboratoire a donc pour objectif de caractériser, lors d’un travail sur ordinateur, les effets à court terme de différentes modalités de rupture des postures sédentaires (alternance et interruptions) sur le métabolisme énergétique, le système cardiovasculaire, l’appareil musculosquelettique ainsi que sur la performance de travail et le ressenti des participants. Cette étude souhaitant se situer dans une approche écologique de situations de travail réelles, la posture assise sur une chaise de bureau, traditionnellement rencontrée, sera alternée avec un travail en posture debout, au moyen d’un bureau à hauteur variable, ou sera interrompue par de courtes périodes de marche. Dix-huit participants prendront part à cette recherche. Quatre modalités seront étudiées : assis en continu sans aucune rupture (condition de référence), alternance toutes les 30 minutes entre postures assis et debout, interruptions toutes les 30 minutes de la posture assise par 3 minutes de marche, combinaison de l’alternance des postures et des interruptions par de la marche. La dépense énergétique, la glycémie, la pression artérielle, le flux sanguin, l’activité électromyographique, l’oxygénation musculaire, la performance de travail et le ressenti des participants seront évalués. Les résultats de cette étude permettront d’apporter de nouveaux éléments de connaissance quant aux effets physiologiques de différentes modalités de rupture des postures sédentaires pouvant être mise en place en entreprises. En pratique, ces données permettront d’élaborer des recommandations à destination des préventeurs et des entreprises sur les avantages et limites des modalités de ruptures des postures sédentaires lors d’un travail sur écran.
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Fiche technique
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Année de lancement
2026 -
Discipline(s)
Physiologie du travail - Biomécanique - Ergonomie -
Responsable(s)
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Participant(s)
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Collaboration(s) extérieure(s)
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Référence
EL2026-014
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