Études d'exposition d'organismes vivants à l'aide de la plateforme Pollurisk. En quoi le potentiel oxydant est-il un indicateur pertinent pour évaluer l'impact sanitaire de la pollution atmosphérique
Communication scientifique
La pollution de l'air est la cause de 6,67 millions de décès prématurés par an dans le monde, ce qui la classe au deuxième rang des facteurs de risque de décès prématurés dans le monde. (« Impacts sur votre santé | État de l'air dans le monde » 2024) De plus, une préoccupation majeure est le fait que 99 % de la population mondiale est exposée à des niveaux de pollution de l'air qui dépassent les seuils recommandés par l'OMS.
Ce problème majeur induit le besoin d'une mesure permettant d'évaluer l'impact sur la santé de la pollution de l'air à laquelle un individu est exposé. Récemment, le potentiel oxydant (PO) a été proposé comme mesure potentielle. Le PO des matières particulaires (PM) est leur capacité à oxyder les molécules dans l'environnement pulmonaire [SL1], induisant la formation de ERO (espèces réactives de l'oxygène). Le PO est généralement attribué à une source d'émissions et non à une espèce chimique (car il en existe des milliers). L'objectif initial du concept de PO est d'identifier les sources les plus problématiques, en termes d'impact sur la santé. Cela permettrait donc aux décideurs de s'attaquer aux problèmes liés à ces sources (Weber, 2021 ; He et Zhang ,2022).
Notre étude vise à mesurer le PO liés à des masses d'air simulées réalistes en laboratoire (grâce à la plateforme PolluRisk) en utilisant différentes méthodes acellulaires afin de :
- comparer différentes techniques de détermination du PO utilisées en laboratoire, y compris les techniques en ligne.
- évaluer le lien entre le PO et les effets sur la santé évalués sur des modèles précliniques exposés.
Au cours de cette campagne, deux types d'ambiances ont été créés :
- Une atmosphère représentative d'une ville modérément polluée (expérience 1).
- Une atmosphère représentative d'une ville modérément polluée avec l'ajout d'une source de combustion de biomasse (expérience 2).
Pour étudier l'impact sur la santé d'une pollution atmosphérique simulée, des souris ont été exposées pendant 7 jours à ces masses d'air simulées. Deux types de souris ont été exposés, les souris « saines » et les souris atteintes de fibrose pulmonaire représentant des populations vulnérables.
Un lavage broncho-alvéolaire a été effectué chez la souris pour prélever des cellules des voies respiratoires inférieures, suivi d'une analyse cytologique pour examiner et caractériser ces cellules.
Les perspectives décriront le gain de la mesure du PO en ligne sur la plateforme PolluRisk, lors des expositions sur des modèles précliniques (ou des cellules à court terme).
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Fiche technique
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Année de publication
2025 -
Langue
Anglais -
Discipline(s)
Caractérisation chimique -
Auteur(s)
COLL P., MARSAL A., UZU G., GERARD L., DELATER A., BUISSOT A., LANONE S., AUDOUX T., ALLEMAN L., ROUSSET D., BARBERO A. -
Référence
13/10/2025-NEW YORK-American Association for Aerosol Research (AAAR) 43rd annual conference
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étude(s) de rattachement