Inhalation passive de gaz anesthésiques : un risque bien réel ?
Communication scientifique
L’isoflurane, sous sa forme de vapeur, est l’un des produits anesthésiques le plus présent dans les espaces de soins. Ce produit est utilisé à concentration thérapeutique. Il se retrouve dans les métiers en relation avec les animaux. Lors des soins prodigués, le gaz expiré est capté, traité et rejeté vers l’extérieur ou recyclé au sein de la salle de soins. Cependant des concentrations en isoflurane ont été mesurées dans de nombreuses situations de travail. Sans précautions particulières, il existe actuellement une exposition chronique à faible dose chez le personnel soignant néfaste pour leur santé.
Cinq modèles de cartouches d’adsorption utilisées dans les appareils vendus aux vétérinaires pour anesthésier les animaux ont été testés. Lors de ce travail, la quantité adsorbée d’isoflurane en fonctionnement dynamique et le temps de claquage des cartouches commerciales ont été évalués. Par ailleurs, l’écoulement au sein de chaque cartouche a été étudié grâce à la mesure de distribution de temps de séjour. Enfin, l’efficacité d’adsorption des cinq charbons ainsi que la zéolithe faujasite NaY 2,55 (au sodium) a été déterminée en effectuant des mesures d’isothermes à 25°C. En effet, des calculs de modélisation moléculaire (DFT) ont montré que le sodium est un élément chimique intéressant pour l’adsorption car il est bon marché et surtout l’isoflurane montre une affinité notable avec le sodium : l’énergie d’interaction est plus élevée qu’avec d’autres éléments comme le cuivre, le potassium ou le nickel, par exemple. D’ailleurs, des analyses en ICP OES des charbons commerciaux ont montré la présence de sodium en leur sein.
En conclusion, ce travail a montré la présence de zones mortes au sein des cinq cartouches proposées sur le marché pour les vétérinaires ainsi que la présence d’un roll-up lorsque l’isoflurane s’adsorbe sur les charbons en présence d’eau. Ce dernier résultat est inquiétant car cela signifie que la durée de vie d’une cartouche préconisée par l’équipementier est sous-évaluée. En revanche aucun effet IBUR n’a été observé. In fine, il est important de rejeter dans l’atmosphère les gaz expirés au lieu de les réinjecter dans la salle de soins en attendant une proposition de cartouches plus efficaces.
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Fiche technique
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Année de publication
2026 -
Langue
Français -
Discipline(s)
Génie des procédés -
Auteur(s)
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Référence
16/9/2025-ROUEN-Plénière "Chimie 1" Hors ventilation
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étude(s) de rattachement