Version : Janvier 2024
Nom de la substance
Famille chimique
Numéro CAS
Synonyme(s)
Fiche(s) toxicologique(s)
Fiche(s) Métropol
Fiche(s) VLEP
Mention "peau" signalant la possibilité de pénétration cutanée importante associée à la VLEP-8h et proposée par plusieurs organismes (ECHA, ACGIH, DFG)
--- valeur non déterminée ---
VBI françaises (VLB règlementaire, VLB ANSES)
--- valeur non déterminée ---
VBI européennes (BLV)
VBI américaines de l'ACGIH (BEI)
--- valeur non déterminée ---
VBI allemandes de la DFG (BAT, EKA, BLW)
--- valeur non déterminée ---
Dans la journée
Dans la semaine
Laboratoires par région
Spécificités
Le tétrahydrofurane (THF) est absorbé principalement par voie respiratoire (60 à 70 % de la quantité inhalée sont absorbés [2]). L’absorption percutanée peut être significative en cas de contact cutanée avec le THF sous forme liquide ; en cas d’exposition cutanée à des vapeurs de THF (exposition à 150 ppm de THF pendant 4 heures), il a été estimé qu’elle représente environ 1-2% de la dose totale après exposition corps entier (exposition y compris par voie respiratoire, chez des volontaires sans appareil de protection respiratoire) [3]. Le THF est bien absorbé par voie digestive chez le rat et la souris, mais il n’y a pas de données chez l’homme.
Après absorption, le tétrahydrofurane est mesurable dans le sang. Sa distribution dans l'organisme est mal connue.
Il en est de même de son métabolisme. Il est considéré que le THF subit un métabolisme oxydatif cytochrome P450 dépendant, pour former les intermédiaires 5-hydroxy-THF et 4-hydroxybutanal pouvant être eux-mêmes oxydés en gamma-butyrolactone, acide gamma-hydroxybutyrique et succinaldéhyde. Le métabolite final serait le CO2.
Le THF est rapidement excrété via l’air exhalé et les urines. La demi-vie d’élimination urinaire est estimée à 2,5 heures [4]. Chez des travailleurs exposés, les concentrations urinaires de THF ne sont pas détectables dans les prélèvements réalisés en début du poste suivant (15 heures après l’exposition) [5].
Le tétrahydrofurane urinaire en fin d’exposition ou fin de poste est l’indicateur à privilégier pour la surveillance biologique de l'exposition au THF. Les concentrations mesurées en fin de poste reflètent l’exposition du jour même. Elles sont bien corrélées avec les concentrations atmosphériques de tétrahydrofurane, mais aussi avec les concentrations sanguines. C’est un indicateur spécifique, absent des urines des sujets non exposés.
Les valeurs BEI de l’ACGIH (2008) et BAT de la Commission allemande DFG (2001) pour le THF urinaire de 2 mg/L en fin de poste / fin d’exposition ou fin de poste sont établies à partir de la relation avec l’exposition externe observée notamment dans une étude de terrain [5] et des études expérimentales [4, 6, 7]. Elles correspondent à une exposition au THF de 50 ppm.
Les dosages de THF dans le sang ou l’air expiré ne présentent aucun avantage par rapport au dosage urinaire. Ils sont moins bien corrélés avec les concentrations atmosphériques de THF.
Lors des prélèvements pour dosage de THF urinaire, des précautions doivent être prises pour éviter une contamination externe de l’échantillon : prélèvement dans un local non pollué, après lavage des mains, changement de vêtements et douche.
Les flacons doivent être remplis au maximum afin de minimiser les pertes du solvant par évaporation.
TLVs and BEIs based on the documentation of the threshold limit values for chemical substances and physical agents and biological exposure indices. 2025. Cincinnati : ACGIH ; 2023 : 279 p.
List of MAK and BAT Values. Permanent Senate Commission for the Investigation of Health Hazards of Chemical Compounds in the Work Area. Deutsche Forschungsgemeinschaft (DFG) (https://www.dfg.de/en/about-us/statutory-bodies/senate/health-hazards).
| Création de la fiche | 2003 |
| Dernière mise à jour
| 2024 |