Physiopathologie de l’adaptation à la chaleur – Effets sur la santé
Communication scientifique
L’exposition aux contraintes thermiques en milieu professionnel est un risque physique courant, auquel contribuent des facteurs environnementaux (température ambiante, humidité relative, vitesse de l’air etc..), le port de vêtement spécifique (combinaison étanche) et l’intensité de l’effort physique, vecteur de production de chaleur métabolique.
Les effets sur la santé sont en lien avec l’efficacité des mécanismes de régulation thermique.
Lorsque la production de chaleur excède les capacités de dissipation, les réactions physiologiques qui en découlent peuvent provoquer dans les cas les plus graves une élévation dangereuse de la température corporelle (> 40°C) associée à une confusion mentale et défaillance organique à l’origine de troubles graves comme le coup de chaleur. Toutefois, les effets thermiques peuvent aussi causer des troubles plus fréquents, comme l’inconfort, l’altération des fonctions cognitives et une perte de vigilance, compromettant ainsi la sécurité et la santé des travailleurs.
Il existe des différences interindividuelles notables en matière de thermorégulation, influençant directement la tolérance à la chaleur. Parmi les principaux facteurs en cause figurent la capacité cardiorespiratoire, et les caractéristiques anthropométriques qui en population, générale, diffèrent entre l’homme et la femme. Si les réponses thermorégulatrices de la femme sont globalement comparables à celles de l’homme à l’effort modéré, les fluctuations hormonales (cycle menstruel, contraceptifs) peuvent augmenter leur température centrale de 0,3 à 0,7 °C. Cette élévation pourrait influencer leur tolérance à la chaleur lors d’efforts soutenus, bien que des recherches supplémentaires soient nécessaires pour mieux comprendre ce risque. La compréhension de ces différences permettrait de protéger le plus grand nombre.
Pour mettre en place des actions de prévention optimales, il est essentiel de réaliser une évaluation rigoureuse des risques en utilisant des indicateurs physiologiques (température corporelle, pertes hydriques, fréquence cardiaque) dans la mesure du possible et environnementaux.
Les conditions climatiques de plus en plus chaudes observées ces dernières années pourraient accroître, à l’avenir, les périodes d’exposition à ce risque, en particulier dans certains secteurs d’activités, d’où la nécessité d’étudier de nouvelles stratégies visant à limiter ce risque.
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Fiche technique
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Année de publication
2025 -
Langue
Français -
Discipline(s)
Physiologie du travail -
Auteur(s)
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Référence
4/6/2025-TOURS-37è édition, Journées Nationales de Santé au Travail
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