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2-Butanone oxime

Fiche toxicologique n° 257

Sommaire de la fiche

Édition : 2005

Recommandations

Des mesures de prévention et de protection sont néces­saires lors du stockage et de la manipulation du produit ainsi que lors des opérations susceptibles d’en dégager.

Au point de vue technique

Stockage
  • Stocker la 2-butanone oxime ou méthyléthylcétoxime dans des locaux frais et bien ventilés, à l’abri des rayons du soleil et de toute source de chaleur ou d’ignition (flam­mes, étincelles...), à l’abri de l’humidité et à l’écart des pro­duits incompatibles (acides forts, bases, oxydants).
  • Le sol des locaux sera imperméable et formera cuvette de rétention afin qu’en cas de déversement accidentel le liquide ne puisse se répandre au-dehors.
  • Interdire de fumer.
  • Mettre le matériel électrique, y compris l’éclairage, en conformité avec la réglementation en vigueur.
  • Prendre toutes dispositions pour éviter l’accumulation d’électricité statique.
  • Fermer soigneusement les récipients et les étiqueter correctement. Reproduire l’étiquetage en cas de fraction­nement des emballages.
Manipulation

Les prescriptions relatives aux zones de stockage sont applicables aux ateliers où est utilisée la méthyléthylcétoxime. En outre :

  • Instruire le personnel des risques présentés par le pro­duit, des précautions à observer et des mesures à prendre en cas d’accident.
  • Éviter l’inhalation de vapeurs ou de brouillards. Effec­tuer en appareil clos toute opération industrielle qui s’y prête. Prévoir également des appareils de protection respi­ratoire pour certains travaux de courte durée, à caractère exceptionnel ou pour des interventions d’urgence.
  • L'émission d'oxime (en particulier de méthyléthylcé­toxime) a été bien identifiée lors de la mise en œuvre de joints silicones contenant des agents de réticulation. Outre les faibles quantités contenues dans le joint avant polymérisation, quelques pour cent supplémentaires se libèrent, rapidement avec la formation d'une peau super­ficielle, plus lentement au fur et à mesure que la polymé­risation gazeuse gagne le cœur du joint. Il convient donc de mettre en place à la pose du joint un captage envelop­pant la zone d'encollage automatique ou manuel et une ventilation générale des zones de stockage des joints.
  • L’efficacité des mesures de ventilation pourra être contrôlée à l’aide de prélèvements atmosphériques.
  • Éviter le contact du produit avec la peau et les yeux. Mettre à la disposition du personnel des vêtements de protection, des gants et des lunettes de sécurité. Ces effets seront maintenus en bon état et nettoyés après chaque usage.
  • Prévoir l’installation de douches et de fontaines ocu­laires.
  • Ne pas fumer, boire et manger dans les ateliers.
  • Ne jamais procéder à des travaux sur ou dans des cuves et réservoirs contenant ou ayant contenu de la méthyléthylcétoxime sans prendre les précautions d’usage [15].
  • En cas de fuite ou de déversement accidentel, récupérer immédiatement le produit après l’avoir recouvert de matériau absorbant inerte. Laver ensuite à grande eau la surface souillée.
    Si le déversement est important, supprimer toute source potentielle d’ignition, aérer la zone, évacuer le personnel en ne faisant intervenir que des opérateurs entraînés munis d’un équipement de protection approprié.
  • Ne pas rejeter à l’égout ou dans le milieu naturel les eaux polluées par la méthyléthylcétoxime.
  • Conserver les déchets dans des récipients spécialement prévus à cet effet et les éliminer dans les conditions auto­risées par la réglementation.

Au point de vue médical

À l’embauchage et aux examens périodiques

Du fait des résultats des données expérimentales, on évi­tera à l’embauchage d’exposer les personnes atteintes d’affections hépatiques. Un bilan hépatique pourra être demandé ainsi qu’une NFS.

Lors des examens périodiques, on recherchera particuliè­rement des signes d’irritations cutanées, oculaires ou pul­monaires.

Des examens complémentaires afin d’évaluer les fonc­tions hépatiques et la formule sanguine pourront être réalisés, de même que la recherche d’hématurie ou de leucocyturie par bandelettes urinaires du fait de la présence d’hyperplasie des muqueuses vésicales chez l’animal. La périodicité de ces examens est à apprécier en fonction de l’importance de l’exposition.

En cas d’accident

  • En cas de contact cutané, retirer les vêtements souillés et laver la peau à grande eau pendant quinze minutes. Les vêtements ne seront réutilisés qu’après décontamination. Si une irritation apparaît ou si la contamination est éten­due ou prolongée, une consultation médicale s’imposera.
  • En cas de projection oculaire, laver immédiatement et abondamment à l’eau, les paupières bien écartées, pen­dant 10 à 15 minutes. Une consultation ophtalmologique sera indispensable.
  • En cas d’inhalation massive, retirer le sujet de la zone polluée après avoir pris toutes les précautions nécessaires.
  • En cas d’ingestion, ne pas provoquer de vomissements et ne pas faire ingérer de lait ou de matières grasses.
  • Dans ces deux derniers cas, si la victime est inconsciente, la maintenir au repos et en position latérale de sécurité. Mettre en œuvre, s’il y a lieu, une assistance respiratoire et la transférer dès que possible en milieu hospitalier à l’aide des organismes de secours d’urgence.
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