Nom de la substance
Famille chimique
Numéro CAS
Synonyme(s)
Fiche(s) toxicologique(s)
Fiche(s) Métropol
4,4'-Diaminodiphénylméthane urinaire < 0,4 µg/L (95ème percentile) (Sennbro CJ, 2005).
4,4'-Diaminodiphénylméthane urinaire < 1 µg/L (valeur BGV 2012).
4,4'-Diaminodiphénylméthane urinaire (après hydrolyse) < 0,5 µg/L : Valeur de référence dans la population en âge de travailler non professionnellement exposée (valeur BAR 2010).
VBI françaises (VLB règlementaire, VLB ANSES)
---------valeur non déterminée---------
VBI européennes (BLV)
---------valeur non déterminée---------
VBI américaines de l'ACGIH (BEI)
VBI allemandes de la DFG (BAT, EKA, BLW)
Valeur BLW de la Commission allemande : voir fiche substance "Renseignements utiles sur la substance" (dernière modification 2011).
Dans la journée
Dans la semaine
Laboratoires par région
Spécificités
Il existe une mention de l'ACGIH, de la DFG et du SCOEL signalant le risque de passage percutané.
Les voies d'absorption sont surtout cutanée (28 % de la dose totale absorbée) mais aussi pulmonaire.
Le 4,4'-diaminodiphénylméthane (MDA) est métabolisé par une N-acétylation (voie de détoxification) mais aussi potentiellement par une N-hydroxylation. Une N-oxydation est également possible avec formation d'adduits à l'hémoglobine.
La MDA est éliminée dans les urines sous forme inchangée (environ 15 %) et sous formes glucuroconjuguées et N-acétylées (monoacétylée environ 50 % et diacétylée environ 5 %).
La demi-vie d'élimination de la MDA sanguine est de 13 heures, celle de la MDA urinaire d'environ 6 heures ; lors d'une exposition par voie cutanée l'élimination urinaire de la MDA est retardée. L'élimination urinaire représenterait environ 20 % de la dose absorbée.
Les concentrations urinaires du 4,4'-diaminodiphénylméthane (après hydrolyse) en fin de journée et fin de semaine de travail sont le reflet de l'intensité de l'exposition du jour même et de la veille. En cas d'exposition par inhalation, le pic d'élimination apparaît en fin de journée ; en cas d'exposition par voie cutanée, il peut apparaître le lendemain matin et dans ce cas, un prélèvement en début de poste suivant peut traduire plus précisément l'exposition à la MDA de la veille. La faible volatilité et la forte pénétration cutanée de la MDA rendent très utile la surveillance biologique pour apprécier l'intensité de l'exposition. Il existe de grandes variations individuelles de l'excrétion urinaire de la MDA et la corrélation avec l'intensité de l'exposition n'est pas toujours bonne.
La Commission allemande recommande, lors d'une exposition à la MDA, le dosage urinaire du 4,4'-diaminodiphénylméthane (MDA) après hydrolyse en fin de poste de travail, mais il n'existe pas de données suffisantes pour fixer une valeur BLW (valeur supprimée en 2014) (BLW : valeur de référence biologique : valeur fixée pour des substances dangereuses pour lesquelles une valeur BAT ne peut être établie ; cette valeur est basée sur des informations fournies par le médecin du travail ainsi que sur des données biologiques. L'observance de cette valeur n'exclut pas un risque d'effets sur la santé).
Le SCOEL a établi une valeur guide biologique (BGV) à 1 µg/L pour la MDA urinaire ; cette valeur correspond à la limite de détection de la méthode en chromatographie en phase gazeuse avec détection par capture d'électrons (GC-ECD).
Dans une étude chez des travailleurs de l'industrie aéronautique, alors que la moyenne des niveaux d'exposition n'excédait pas 0,1 µg/m3, la médiane des concentrations de MDA urinaire (après hydrolyse) en fin de poste était de 4,2 µg/L (et 90 % des échantillons supérieurs à la limite de détection ; 95ème percentile à 23,6 µg/L).
D'après les données biométrologiques du HSL (1 098 prélèvements de 2012 à 2015), le 90ème percentile des valeurs de MDA urinaire (après hydrolyse, moment non précisé), est de 5,2 µmol/mol de créatinine (soit 9,1 µg/g. de créatinine ou environ 12,8 µg/L) chez des sujets professionnellement exposés.
Le dosage du 4,4'-diaminodiphénylméthane sanguin en fin de poste et fin de semaine a été proposé. Une bonne corrélation existerait entre les concentrations sanguines et urinaires de MDA.
Dans la population générale, la valeur au 95ème percentile pour la MDA plasmatique est de 0,3 µg/L (inférieure à la limite de détection de la méthode de dosage disponible).
Le dosage des adduits MDA-hémoglobine a pu être proposé et reflèterait l'exposition des 3 mois précédents. Mais très peu de données sont disponibles. Ces marqueurs peuvent également être retrouvés chez des travailleurs exposés au diisocyanate de diphénylméthane (MDI).
Une concentration intraérythrocytaire de MDA (libéré à partir du conjugué 4,4'-diaminodiphénylméthane-hémoglobine) inférieure à 5 ng/L est retrouvée chez des sujets en âge de travailler non professionnellement exposés (valeur BAR 2010).
La MDA est un métabolite commun au diisocyanate de diphénylméthane (MDI).
On se méfiera d'une contamination de l'échantillon.
List of MAK and BAT Values. Permanent Senate Commission for the Investigation of Health Hazards of Chemical Compounds in the Work Area. Deutsche Forschungsgemeinschaft (DFG) (https://www.dfg.de/en/about-us/statutory-bodies/senate/health-hazards).
Fiche créée en 2003 - Mise à jour des parties "Bibliographie" en 2020, "Renseignements utiles sur la substance" en 2017 et "Renseignements utiles pour le dosage" en 2016 - Mise à jour de la partie "Renseignements utiles sur la substance" en 2021