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Une méthodologie standardisée de prélèvement surfacique pour l'évaluation de l'exposition aux pollutions

Communication scientifique

L’exposition par contact avec des surfaces contaminées représente une voie d’entrée de toxiques dans l’organisme. Ces polluants peuvent alors passer la barrière cutanée ou être ingérés par contact main-bouche et entrainer des effets toxicologiques tels que des effets cancérigènes et mutagènes, mais aussi allergiques.

Or, compte tenu du manque de standardisation et d’harmonisation des méthodes de prélèvement et de leurs validations, le but de cette étude a été développer une méthodologie de mise au point de protocoles de prélèvement surfacique standardisée, adaptée à chaque situation particulière d’exposition, prenant en compte la nature physico-chimique des polluants, la nature physique des surfaces, l’environnement. Ainsi, elle conduit à une évaluation précise des expositions.

Cette méthodologie, applicable pour l’évaluation de l’exposition aux polluants en milieu professionnel, mais aussi dans les habitations ou dans des lieux publics, est notamment basée sur deux points novateurs :
- une caractérisation physique précise, en particulier la rugosité et la porosité, des surfaces réelles afin de développer une méthode sur une surface similaire
- en l’absence de valeurs limites ou guides pour les contaminations surfaciques, le calcul d’une charge de référence (concentration surfacique) réaliste sur les surfaces d’un environnement donné. En effet, le niveau de charge du polluant sur la surface peut avoir une influence sur l’efficacité d’une même méthode de prélèvement (Figure 1). Cette grandeur de référence méthodologique est basée notamment sur les valeurs guides dans l’atmosphère (type VLEP ou VGAI) et les propriétés physico-chimiques des polluants (vitesse de sédimentation, densité, taille, etc.).

Cette méthodologie a ensuite été appliquée en situation d’exposition réelle sur l’évaluation des contaminations surfaciques par des poudres nanoparticulaires constituées notamment de fer, d’oxydes de fer, de dioxyde de titane et de distéréate de zinc dans les laboratoires de médecine légale lors de phases de relevé d’empreintes. Le principal challenge méthodologique a résidé dans la mise au point d’un protocole de prélèvement et d’analyse commun à tous les composés chimiques présents dans les échantillons (cf. figure 2) afin de ne pas avoir à multiplier les prélèvements sur le terrain et les analyses en laboratoire.

Les prélèvements effectués à proximité immédiate de la zone de « poudrage » indiquent des contaminations jusqu’à plusieurs mg/cm2 avec des variations de près de 2 ordres de grandeurs dans les différents laboratoires pour des opérations a priori similaires (ergonomie, type de surface, matériel utilisé, lieu, objet traité, opérateur, efficacité du captage par aspiration, etc.). Les prélèvements effectués dans des zones éloignées de la zone de poudrage ont montré des propriétés dispersives différentes qui peuvent s’expliquer par les caractéristiques physiques différentes des poudres utilisées. Les particules de poudre contenant du fer, plus lourdes, sont peu captées par les systèmes d’aspiration et sédimentent à proximité de la zone de poudrage. A l’inverse, les poudres plus légères se dispersent plus facilement dans l’air et contamine un périmètre plus éloigné.

  • Fiche technique

    Fiche technique

    • Année de publication

      2019
    • Langue

      Anglais
    • Discipline(s)

      Métrologie des expositions
    • Auteur(s)

    • Référence

      1/3/2020-CHICAGO-Pittcon 2020 - conference on analytical and applied spectroscopy
  • Étude(s) de rattachement
Disciplines de recherche
Métrologie des expositions
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