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Développement d’un test BMDC optimisé pour évaluer les sensibilisants respiratoires et cutanés : apport de l’étude des mécanismes intracellulaires.

Communication scientifique


De nombreux produits chimiques peuvent induire des allergies professionnelles. La réglementation CLP (Classification, Labelling and Packaging) classe ces agents sensibilisants en deux catégories de danger distinctes : les sensibilisants cutanés et les sensibilisants respiratoires. La prévention des risques nécessite donc d’évaluer précisément le potentiel sensibilisant de ces substances. Notre laboratoire a développé un test in vitro basé sur un modèle de cellules dendritiques dérivées de moelle osseuse de souris (BMDC) qui s’appuie sur les modifications des marqueurs de surface après exposition aux sensibilisants cutanés ou respiratoires. Malgré ses capacités à prédire le potentiel sensibilisant de nombreux produits chimiques, le test BMDC tel qu’il existe actuellement n’est pas en mesure de distinguer les sensibilisants cutanés des sensibilisants respiratoires.
Certaines voies de signalisation intracellulaires, comme celles impliquant des MAPK ou des facteurs de transcription appartenant à la famille des STAT, sont activées lors de la réponse des cellules dendritiques aux produits sensibilisants. De plus, l’activation de ces voies de signalisation semble être spécifique de la substance et leur étude pourrait apporter de nouvelles informations.
L’objectif de ce travail est d’optimiser les performances du test BMDC actuel avec de nouveaux marqueurs identifiés par l’étude des voies intracellulaires spécifiquement activées par les différentes catégories de sensibilisants afin de permettre à ce test de catégoriser les sensibilisants.
Des BMDC sont exposées au DNFB (un sensibilisant cutané), à l’hexachloroplatinate d’ammonium (un sensibilisant respiratoire) et au SDS (un non-sensibilisant) pendant 30 minutes ou 2 heures. Après exposition aux produits chimiques, les cellules sont fixées, perméabilisées puis marquées avec un anticorps anti-CD11c et plusieurs anticorps dirigés contre les protéines phosphorylées : p38, ERK, JNK, STAT1, STAT3 et STAT5. Le marquage de l’ensemble de ces protéines phosphorylées est analysé par cytométrie en flux dans la population de cellules dendritiques.
L’exposition des cellules aux deux catégories de sensibilisants, cutané ou respiratoire, induit une augmentation de la phosphorylation de p38 ; la cinétique de cette activation diffère en fonction de la nature du sensibilisant testé. L’augmentation de phosphorylation de STAT3 est observée avec le sensibilisant respiratoire.
Ces premiers résultats nous ont permis d’identifier des marqueurs potentiellement spécifiques d’une catégorie de sensibilisant. Même si ces résultats nécessitent d’être confirmés, ils démontrent que l’étude des mécanismes intracellulaires dans les cellules dendritiques peut révéler de nouveaux marqueurs pour optimiser notre modèle BMDC.

Disciplines de recherche
Toxicologie expérimentale
Etudes Publications Communications