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Métabollisme de la méthyléthylcétone après inhalation chez le rat

Publication scientifique

1. La méthyléthylcétone (MEK) est largement utilisée dans l'industrie, souvent en combinaison avec d'autres composés. Bien que non toxique, elle peut rendre d'autres produits chimiques nocifs. Cette étude s'est intéressée au devenir de la MEK dans le sang, le cerveau et l'urine ainsi qu'à son métabolisme hépatique chez le rat exposé par inhalation pendant 1 mois à 20, 200 ou 1400 ppm.
2. La MEK ne s'est pas accumulée de manière significative dans l'organisme: les concentrations sanguines mesurées après 6 heures ou 1 mois d'exposition par inhalation étaient similaires, tandis que les concentrations cérébrales n'ont que légèrement augmenté après 1 mois d'exposition.
L'excrétion urinaire, par l'intermédiaire du 2,3-butanediol (métabolite principal présent sous les formes ± et méso), représentait moins de 1,3% de la quantité inhalée. Les autres métabolites, le 2-butanol, la 3-hydroxy-2-butanone ainsi que la MEK (sous sa forme inchangée) n'étaient détectable dans l'urine que pour des concentrations atmosphériques élevées au delà desquelles un phénomène de saturation métabolique se met en place.
3. Bien que l'exposition à la MEK n'ait pas modifié la concentration totale en cytochromes P450, les activités enzymatiques des deux isoformes CYP1A2 et CYP2E1 ont été induites. En outre, la concentration en glutathion dans le foie (formes réduite et oxydée) a diminué, tout comme l'activité des glutathion-S-transférases (GST).
4. Ces données métaboliques fournissent une preuve supplémentaire sur la capacité de la MEK à influencer le métabolisme (et potentialiser la toxicité) d'autres substances.

Disciplines de recherche
Toxicologie expérimentale
Etudes Publications Communications