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Troubles musculo-squelettiques du membre supérieur : Combien de cas peuvent être évités ? Estimations à partir de la cohorte Cosali pour la région des Pays de la Loire

Communication scientifique

Objectifs Estimer la proportion et le nombre de cas de troubles musculo-squelettiques du membre supérieur théoriquement évitables dans la région des Pays de la Loire.
Méthodes 3 710 salariés de la région des Pays de la Loire ont été inclus dans la cohorte Cosali entre 2002 et 2005. Les participants ont bénéficié d’un examen clinique standardisé selon le consensus européen Saltsa recherchant les six principaux troubles musculo-squelettiques du membre supérieur (TMS-MS). Les données sur les caractéristiques personnelles et les conditions de travail ont été recueillies au moyen d'un auto-questionnaire. Entre 2007 et 2010, 1 611 salariés ont été réexaminés par leur médecin du travail. Seuls les salariés indemnes de TMS-MS à l’inclusion ont été inclus dans cette étude (734 hommes et 512 femmes, âgés de 20 à 54 ans). Les fractions de TMS-MS attribuables (FRA) aux facteurs de risque ont été estimées à partir de modèles logistiques multivariés. Le nombre total de cas de TMS-MS à l’échelle régionale a été estimé après redressement par repondération des individus de l’échantillon sur les données du recensement 2007. Le nombre de cas de TMS-MS évitables a été obtenu en multipliant la FRA par le nombre de cas de TMS-MS estimé à l’échelle de la population.
Résultats Au suivi, 74 (10 %) cas de TMS-MS chez les hommes et 65 (13 %) chez les femmes ont été diagnostiqués. Les facteurs professionnels associés aux TMS-MS sont : intensité élevée des efforts physiques perçus (RPE de Borg  12) et un faible soutien social chez les hommes, et travail avec un ou deux bras écartés du corps régulièrement ou de manière prolongée chez les femmes. Chez les hommes, 55 % des TMS-MS sont attribuables à l’intensité élevée des efforts physiques perçus soit 35 000 cas potentiellement évitables à l’échelle de la région et 17 % (10 000 cas évitables) des TMS-MS sont attribuables au faible soutien social. Chez les femmes, 20 % (14 000 cas évitables) des TMS-MS sont attribuables au travail avec les bras écartés du corps régulièrement ou de manière prolongée.
Conclusions Une part importante des TMS-MS dans la région des Pays de la Loire serait évitable en réduisant les expositions professionnelles telles que l’intensité élevée des efforts physiques, au travail avec les bras écartés du corps et en améliorant le soutien social au travail. Ces résultats permettent d’évaluer l’impact théorique de futures actions ciblées de prévention des TMS-MS à l’échelle de la région étudiée.

  • Fiche technique

    Fiche technique

    • Année de publication

      2020
    • Langue

      Français
    • Discipline(s)

      Epidémiologie - Physiologie du travail
    • Auteur(s)

      NAMBIEMA A., BODIN J., FOUQUET N., BERTRAIS S., AUBLET-CUVELIER A., STOCK S., DESCATHA A., EVANOFF B., ROQUELAURE Y.
    • Référence

      14/11/2019-TOULOUSE-19ème Colloque de l'ADEREST - 2019
Disciplines de recherche
Epidémiologie
Etudes Publications Communications
Physiologie du travail
Etudes Publications Communications