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Vibrations transmises à l’ensemble du corps

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Prévenir les risques

Protéger l’opérateur contre les vibrations

Afin de maîtriser les risques liés aux vibrations, la réglementation prévoit que l’employeur réduise ou, si possible, supprime l’exposition. Il peut également entreprendre des actions préventives qui réduisent la probabilité de développer ou d’aggraver des maladies : réduire les vibrations à la source, diminuer la transmission des vibrations au travailleur, réduire l’effet de transmission des vibrations et former les opérateurs.

Les principes de base pour établir un programme de protection contre les vibrations sont les suivants :

  • Réduire les vibrations à la source en choisissant l’engin en fonction de la tâche et de la nature du sol, en améliorant les surfaces de roulement, et en contrôlant les vitesses de déplacement.
  • Diminuer la transmission des vibrations au salarié en intercalant des dispositifs de suspension adaptés entre l’opérateur et la source de vibrations.
  • Réduire l’effet de transmission des vibrations en optimisant la posture des conducteurs ou des opérateurs.
  • Réduire la durée de l’exposition.

Ces mesures de prévention doivent être complétées par la formation des opérateurs.

Entretenir les sols et surfaces de roulement

Le risque vibratoire est aggravé en cas de conduite tout terrain ou sur route en mauvais état avec une suspension déficiente et ce, d’autant plus que la vitesse est élevée.

Rouler sur un sol inégal provoque des vibrations douloureuses

Sols et surfaces de roulement : mesures pour réduire les vibrations

  • Surveiller l’état des voies de circulation sur le site du travail
  • Adapter la vitesse du véhicule à l’état des sols et des voies de circulation
  • Ne pas négliger le choix des pneus : ils atténuent les vibrations provoquées par les petits obstacles sur le sol
  • Sur les chariots élévateurs, préférer des pneus gonflés aux pneus pleins car ils sont plus souples

Choisir un engin ou une technique le moins vibrant possible

Il est parfois possible d’employer d’autres méthodes de travail pour supprimer ou réduire l’exposition à des vibrations. Par exemple en transportant des matériels ou palettes sur un convoyeur (tapis roulant…) plutôt qu’avec des machines mobiles ou en favorisant l’utilisation de matériel télécommandé ou filoguidé.

Avant tout achat ou location d’engin, il est conseillé d’inclure une clause dans le cahier des charges concernant les vibrations (sélection d’équipements anti-vibratiles et de sièges performants…).

Choisir un siège diminuant la transmission des vibrations au conducteur

Dans certains cas, un siège à suspension peut être suffisant pour réduire à lui seul, et efficacement, les vibrations verticales transmises à l’opérateur. Néanmoins, un certain nombre de conditions sont nécessaires.

Critères de choix d’un siège à suspension

  • La suspension du siège doit être adaptée au véhicule sur lequel elle est montée. Vérifier avec le fournisseur qu’elle est efficace pour les applications envisagées. Réclamer des sièges qui ont été soumis à des tests vibratoires pour la catégorie du véhicule que l’on équipe (se référer à la notice d’instructions).
  • Le siège doit être muni de réglages repérables et faciles d’utilisation. Ils permettent au conducteur un ajustement individuel en fonction de sa taille, de son poids et de son confort de conduite, suivant les instructions du constructeur.
  • Préférer les suspensions pneumatiques, qui adaptent automatiquement le siège en position moyenne selon le poids du conducteur.

Siège d’un engin et ses réglages, permettant de diminuer la transmission de vibrations au conducteur

Maintenir les suspensions en état

Les suspensions des véhicules ou des engins, et en particulier celles du siège, doivent être maintenues en bon état. Il faut également s’assurer régulièrement que toutes les articulations sont correctement lubrifiées.

Renouveler le siège (ou changer son amortisseur) notamment en cas de fuite d’huile de l’amortisseur, bruit de la suspension, siège grippé, commande bloquée ou cassée, assise affaissée…

Rappelons que certaines atmosphères de travail usent rapidement les mécanismes et les revêtements des sièges : poussière, sel (mer, mine).

Réduire l’effet de transmission des vibrations

Il est fréquent que les conducteurs se tournent pour regarder derrière eux et surveiller leur tâche. Dans d’autres cas, ils se penchent pour atteindre les commandes. Ils infligent alors à leur dos des mouvements de torsion ou d’étirement néfastes. Si l’intensité des vibrations est élevée ou qu’il se produit des chocs, ces postures sont encore plus traumatisantes.

Certains équipements permettent de prévenir ces postures contraignantes. Il suffit de les prévoir avant tout achat ou location.

Équipements permettant de limiter les postures contraignantes lors de la conduite d’engins

  • Siège ou cabine pivotant
  • Poste de conduite déplaçable
  • Rétroviseurs, détecteurs de présence ou caméras de recul
  • Planchers vitrés, siège avec assise ajourée (en V) pour les portiques et ponts roulants
  • Système d’aide à la conduite ou aux opérations…

Les engins les mieux dessinés pour améliorer la visibilité doivent être également privilégiés. Quand des équipements complémentaires de contrôle sont ajoutés dans la cabine, il faut s’assurer :

  • qu’ils sont adaptés à la taille des conducteurs,
  • qu’ils peuvent être atteints sans difficulté,
  • qu’ils sont d’une utilisation commode et sans effort.

Aménager les postes de travail pour réduire la durée d’exposition

La position assise prolongée peut accentuer le mal de dos. Pour les véhicules, les machines et les situations de travail vibrantes, prévoyez une rotation des opérateurs et des conducteurs de façon à réduire leur durée d’exposition aux vibrations.

Après une longue période de conduite, il est recommandé de s’étirer avant de quitter le véhicule et d’éviter de sauter de la cabine à terre.

Former les opérateurs

Les moyens de prévention doivent être complétés par une formation des opérateurs afin qu’ils participent activement aux actions de prévention.

En particulier, il faut inciter les conducteurs à ajuster le siège à leur poids et à leur taille, à adapter la vitesse de roulement en fonction des irrégularités du sol…

Régler un siège à son poids, c’est ajuster la suspension du siège au milieu de sa course

Les réglages de déplacement avant-arrière du siège, de hauteur et d’inclinaison du dossier sont également très importants : le conducteur doit pouvoir atteindre les pédales sans effort. Dans le cas où des équipements sont prévus à l’intérieur de la cabine, ceux-ci doivent être facilement accessibles en position assise.

 

Pour en savoir plus
Mis à jour le 30/01/2015
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