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Risques routiers

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Choix du véhicule

Le véhicule utilitaire léger (VUL)

Équipement

Dès qu’un véhicule sert à transporter des charges ou du matériel, à déplacer des équipes ou qu’il a une fonction utilitaire, il doit satisfaire à un certain nombre d’exigences. Un véhicule de série ne peut y répondre sans un minimum d’aménagements, voire de modifications pour assurer la meilleure sécurité possible.

Véhicule utilitaire stationné sur une aire de chargement

Sécurisation des chargements à bord des véhicules utilitaires légers (VUL)

Animation « Conduire pour le travail : le colis » (Anim 015)

L’animation « Conduire pour le travail. Le colis » (Anim-015) illustre les éléments clefs à avoir à l’esprit en ce qui concerne l’adéquation du véhicule à la charge à transporter et l’arrimage de la charge.

Critères minimums

En ce qui concerne les véhicules utilitaires légers (VUL), un minimum est requis pour assurer la sécurité lors de sa conduite.

Équipement minimal de sécurité d’un véhicule utilitaire léger

  • Maîtrise de trajectoire : ESP (programme de stabilité électronique)/ABS/AFU (assistance au freinage d’urgence)
  • Airbags (conducteur et passager)
  • Dispositifs de retenue de charge : cloison de séparation entre l’habitacle de conduite et le volume utilisé pour le chargement, points d’arrimage
  • Aménagement adapté (voir les 5 questions clefs pour définir vos besoins)
  • Dispositif de surveillance de pression des pneus (TPMS)

Une cloison de séparation, pleine ou avec un hublot, a plusieurs vertus : elle arrête une partie des bruits et des odeurs (éventuellement des émanations toxiques de produits transportés), elle évite les déperditions de climatisation et de chauffage. Par ailleurs, elle arrête en cas de choc les petits objets projetés.

Des équipements complémentaires pour améliorer la sécurité et les conditions de travail

Sécurité

Conditions de travail et confort

  • Limiteur de vitesse
  • Radar de recul, aide à la manœuvre
  • Rétroviseurs électriques grand angle
  • Témoin de surcharge
  • Aide à la navigation
  • Boite de vitesse automatique
  • Climatisation
  • Siège et volant réglables

Aménagement - arrimage

Un VUL est utilisé pour se déplacer et pour travailler. Par conséquent, il est indispensable d’aménager son véhicule en fonction du métier et de ses exigences. La première règle consiste à faire réaliser l’aménagement par un professionnel agréé par le constructeur du véhicule. La deuxième règle est de définir le principe d’aménagement en même temps que l’on choisit le véhicule.

Aménagement intérieur d'un V.U.L.

5 questions préliminaires à se poser pour choisir l’ensemble aménagement/véhicule

Quels sont les outils nécessaires à l’exercice du métier ?

  • nature : apparaux de levage manutention, outillage à main…
  • conditionnement : sur remorque, en vrac, caisse à outil, mallette d’origine…
  • dimensions : longueur, largeur, épaisseur, poids…
  • contraintes de transport : fragilité, haut/bas…
  • quantité

Quels sont les pièces et matériaux nécessaires à l’exercice du métier ?

  • nature : toxique, pulvérulent, inflammable, périssable…
  • conditionnement : sur remorque, en vrac, boîte…
  • dimensions : longueur, largeur, épaisseur, poids…
  • contraintes de transport : fragilité, haut/bas…
  • quantité

Quelles sont les sources d’énergies autonomes nécessaires ?

  • nature : eau, électricité, air comprimé, gaz, groupe froid…
  • caractéristiques : pression, volume, puissance, tension…

Dans quelles conditions circule le véhicule ?

  • nature des parcours : porte à porte, tournée, mission…
  • réseaux empruntés : urbain, autoroute, chantier…
  • spécificités météo locales : chaleur, neige, brouillard, vent…
  • horaires : jour, nuit

Quel est le conducteur et l’effectif transporté ?

  • Conducteur : compétences, permis (EB si remorque de plus de 750 kg), aptitude…
  • Passagers : nombre, bagages…

Il est enfin indispensable de vérifier, avant de passer commande, que l’ensemble véhicule/aménagement répond aux besoins du métier et à la réglementation.
 

Il faut choisir correctement le véhicule qu’on va utiliser en fonction des charges que l’on doit déplacer. Le véhicule ne doit pas être trop grand (d’autant que le chauffeur doit avoir les compétences requises pour le conduire) ni trop petit. Il faut dans tous les cas éviter la surcharge (qui est souvent difficile à apprécier à vue d’œil, car le chargement peut être lourd sans être volumineux).


En cas de choc ou de freinage brutal, la charge, si elle n’est pas rangée ou arrimée, est propulsée vers l’avant du véhicule. Non seulement elle peut être endommagée, mais elle peut blesser gravement ou tuer le conducteur.

Mise en scène d'un accident mortel dans un VUL

Le crash test (Anim-019).

Ce crash test réalisé sur un véhicule utilitaire léger (VUL) montre qu'en cas de choc, même à faible vitesse, le conducteur d'une camionnette, sauvé par sa ceinture de sécurité, peut être tué par son chargement mal attaché et projeté vers l'avant.
 

Un protocole d’essai a été proposé par l’INRS pour vérifier la résistance des aménagements intérieurs des VUL. Voir la note scientifique et technique NS 286 « Risque routier - Retenue au choc de mobilier embarqué en zone arrière de fourgons ou fourgonnettes - Exigences et méthode d'essais ».


Il faut donc faire en sorte que les charges ne puissent pas se déplacer en cas de choc ou de freinage brutal, ou que les seules choses qui se déplacent soient non fragiles et non dangereuses.

Quelles charges arrimer et comment faire ?

Quoi ?

  • Tout ce qui se porte à plus de deux mains doit s’attacher.
  • Tout ce qui se porte à une ou deux mains doit se ranger.
  • Tout ce qui est léger et non dangereux peut se poser à l’arrière du véhicule.

 

Comment ?

  • Attacher avec des sangles fixées sur les parois latérales du VUL, ou plus simplement avec un filet fixé au plancher du véhicule.
  • Ranger dans des casiers, des tiroirs ou des coffres.
  • Poser en vrac dans le véhicule les petits objets qui, même s’ils étaient propulsés, ne présentent pas de danger (bleu de travail, bottes, gants…).

Les poids lourds

Chargement d’un container sur la remorque d’un camion

Dans le transport routier, 1 accident sur 10 survient sur la route provoquant des blessures graves et parfois mortelles. Les conditions de circulation, l’organisation du travail, la conception des véhicules et leur entretien, la formation des conducteurs peuvent devenir autant de facteurs de risque s’ils ne sont pas optimisés.

Une attention particulière doit être notamment accordée aux opérations d’arrimage des charges. Une charge mal arrimée peut causer un accident de circulation si elle tombe sur la route, participer au renversement du véhicule mais également blesser le salarié devant la décharger.
Voir la brochure "Arrimage des charges sur les véhicules routiers" (ED 6145).


Les activités de transport de voyageurs présentent des spécificités liées au contact avec le public. Elles peuvent notamment exposer les salariés à des risques psychosociaux (violences, stress…), ces facteurs influençant fortement la capacité à « conduire en sécurité » du conducteur.

Cas des dispositifs informatiques 

Les systèmes informatiques embarqués (SIE) sont de plus en plus présents dans le secteur du transport routier, qu’il soit de voyageurs ou de marchandises. Ils présentent des fonctionnalités variés (géolocalisation, communication, gestion de données sociales, état et données techniques sur le véhicule).

Ces systèmes ne constituent pas en eux-mêmes des dispositifs de prévention (par exemple GPS guidant le conducteur qui peut rester concentré sur la route et n’a pas à consulter de carte routière en conduite…). Ils ne sont pas non plus forcément des sources d’accidents (par exemple lorsque le conducteur consulte ou envoie des informations alors qu’il conduit).

Ce sont davantage les conditions et les contextes d’utilisation de ces SIE qui sont à considérer comme des soutiens ou des facteurs perturbants de la santé-sécurité des salariés. Comme pour le téléphone portable, l’entreprise se doit d’organiser l’utilisation du SIE dans le cadre professionnel, notamment sur la route.

Les 2 roues (motorisées et vélo)

Pour certaines professions spécifiques (coursiers notamment), les deux-roues sont utilisés de façon majoritaire : ils exposent leurs conducteurs à des risques de dommages corporels importants en cas d’accident.


Le déplacement en deux-roues des salariés doit être évité autant que possible.

Les 2 roues motorisées

 

Scooter circulant dans une rue

Si les accidents mortels en deux-roues motorisés sont en hausse continue depuis plusieurs années, ces accidents s’expliquent notamment par un usage croissant de ce type de véhicule. La motivation d’achat de ces véhicules est souvent plus utilitaire que de loisirs (déplacements domicile-travail, déplacements professionnels). Elle est liée aux difficultés de circulation et aux coûts des déplacements.
Les conducteurs sont généralement de nouveaux pratiquants, avec des caractéristiques en termes d’âge, d’expérience, d’équipement, différentes des motards. Souvent mal équipés, ils manquent fréquemment d’expérience pour la conduite de ce type de véhicule.
Une formation à la prise en main et à la conduite d’un deux-roues motorisé permet aux salariés de renforcer de façon significative leurs compétences en tant que conducteurs et leurs capacités à éviter ou à maîtriser les situations à risque.

Exemples d’axes d’action pour réduire les accidents dus l’usage des 2 roues motorisés :

informer les salariés sur ces risques et encourager un usage raisonné de ce type de véhicule pour les déplacements
Inciter à choisir un autre mode de transport moins dangereux lorsque c’est possible, ou lorsque les conditions extérieures sont difficiles.
Sensibiliser, dans le cadre de l’entreprise, au risque lié à ce type de véhicule, aux conditions climatiques, aux horaires de déplacement, aux parcours empruntés.
Encourager à porter des équipements de protection et de signalisation, quand ils ne sont pas imposés par la loi, et à entretenir régulièrement son véhicule.
Mettre en place de formations à la conduite pour les nouveaux conducteurs.

Le vélo

Dans le cadre des politiques de mobilité durable, le vélo est fortement encouragé comme mode de transport alternatif à la voiture individuelle.
Si le bénéfice du vélo pour l’environnement et la santé est indéniable, son impact sur la prévention du risque routier est discutable. Les études ne permettent pas de statuer sur un «sur-risque», en termes d’accidentologie, de l’usage du vélo par rapport à la voiture individuelle. Le risque potentiel lié à l’usage du vélo pour les déplacements professionnels est donc à évaluer au cas par cas, en fonction des conditions locales d’utilisation (infrastructures dédiées et sûres…).

Postier effectuant sa tournée à vélo

Dans tous les cas, l’application des principes généraux de prévention est pertinente pour mieux prévenir le risque lié à l’usage du vélo. Il faut favoriser un usage du vélo en sécurité pour les déplacements domicile- travail (et la mobilité intersites à la pause-déjeuner) grâce à des mesures de prévention adaptées : évaluation du risque, organisation adaptée, sensibilisation des salariés, notamment :

  • Dans le cadre du Plan de Déplacement Entreprise, évaluer le risque lié à l’usage du vélo basée sur une analyse de l’environnement et une enquête auprès des salariés
  • Mettre en place d’une organisation adaptée pour le vélo (vestiaires, douches, entretien des vélos, sécurisation du stationnement…).
  • Sensibiliser les salariés sur l’importance pour la sécurité d’une bonne préparation des déplacements et du choix d’itinéraires protégés, d’une pratique progressive pour les cyclistes inexpérimentés, du bon entretien du vélo, du port d’équipements de signalisation (éclairage, réflecteurs, rétroviseurs, écarteurs, gilet, brassard…) et de protection (casque), du respect du code de la route et des règles de sécurité pour la conduite d’un vélo.


Un environnement trop hostile au vélo peut justifier qu’une entreprise ne retienne pas cette piste dans le cadre de son PDE, ou qu’elle la retienne uniquement pour certains trajets. Encourager l’usage du vélo doit être une décision concertée entre employeur et instances du personnel, en cohérence avec la politique de prévention de l’entreprise. Les formations de type « vélo-école » et les « bus cyclistes » (déplacement des cyclistes en groupe) sont des solutions intéressantes. Les collectivités territoriales doivent aider à la sécurisation d’itinéraires de vélo et améliorer les lieux d’accueil (stations vélos sécurisées, voire avec service).

Le transport de personnes

Les activités de transport de voyageurs présentent des spécificités liées au contact avec le public. Elles peuvent notamment exposer les salariés à des risques psychosociaux (violences, stress…), ces facteurs influençant fortement la capacité à « conduire en sécurité » du conducteur.

Pour en savoir plus

 

Mis à jour le 28/10/2014