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Harcèlement et violence interne

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  4. Exemples d’exposition aux risques et facteurs de risque (rubrique sélectionnée)

Exemples d’exposition aux risques et facteurs de risque

 

Propos désobligeants, insinuations, humiliations ou brimades, insultes, comportements à connotation sexuelle, actes violents, critiques injustifiées, mise au placard… La liste des violences internes qui peuvent prendre place au sein de l’entreprise est longue. Ces violences internes peuvent être exercées par une personne ou un groupe de personnes, détentrice(s) ou non d’une autorité hiérarchique, à l’encontre d’un ou plusieurs salarié(s).

En France, 22 % des salariés estiment être l’objet de comportements hostiles ou ressentis comme tels dans le cadre de leur travail (enquête SUMER 2010). Ce chiffre est en augmentation par rapport à celui de 2003 (16 %).
 

Il n’existe pas de profil type des auteurs ou des victimes des différents types de violences internes qui se produisent au sein de l’entreprise. Néanmoins, on constate que :

  • l’auteur des agissements est souvent bien intégré dans l’entreprise, où il se sent suffisamment en confiance pour trouver des justifications à son action.
  • contrairement à une opinion répandue, les victimes ne sont pas forcément des personnes fragiles. Homme ou femme, jeune embauché(e), cadre nouvellement promu ou ancien… Personne n’est à l’abri d’agissements hostiles dans son entreprise.

Cas d’un salarié dans une entreprise de service

« Une semaine après mon arrivée dans le service, mon supérieur m'a dit qu'il n'était pas d'accord avec ma mutation. Alors, progressivement, j'ai vu ma charge de travail augmenter. À chaque fois, il me demandait de reprendre mon travail. Il répétait sans cesse que je n'étais pas à la hauteur. Quand je lui ai dit que ça ne pouvait plus durer, il ne m'a plus adressé la parole, communiquant uniquement par notes. Les personnes de mon équipe n’avaient pas le droit de venir me consulter. À ce régime-là, j'ai tenu un an avant de tomber malade. »

Il s’agit d’un cas authentique de harcèlement moral : un supérieur hiérarchique « s’acharne » à mener une vie d’enfer à un salarié pour tenter de le décourager, de le faire partir, par exemple pour récupérer le poste pour y mettre quelqu’un de son choix. Il le dissuade de parler de la situation et réussit finalement à le faire craquer. Le salarié, après avoir lutté, finit par s’effondrer.

Facteurs de risque

Les dysfonctionnements ou les problèmes organisationnels dans l’entreprise peuvent conduire à une dégradation des relations de travail entre les salariés et engendrer des tensions. Quand elles ne sont pas gérées, ces tensions dégénèrent parfois en violence. L’absence de soutien social, de solidarité, de contre-pouvoir dans l’entreprise joue également un rôle, à la fois sur la survenue de ces violences et sur la capacité des salariés à y faire face.
 

L’enquête SUMER 2010 met en évidence un risque plus élevé d’être exposé à des comportements hostiles au travail (ou ressentis comme tels) lorsque certaines caractéristiques de l’organisation du travail sont dégradées :

  • ne pas pouvoir faire correctement son travail,
  • manquer d’autonomie, de marges de manœuvre,
  • subir des contraintes de rythmes ou d’horaires de travail.
Pour en savoir plus
Mis à jour le 19/01/2015