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Champs électromagnétiques

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Réduire les risques liés aux champs électromagnétiques

Si possible, réduire à la source

Lorsque l’exposition aux champs électromagnétiques dépasse les valeurs déclenchant l’action, différentes actions préventives doivent être mises en œuvre : réduction de l’intensité des champs à la source, mesures de protection collective, réduction de l’exposition par éloignement du travailleur, protection individuelle, zonage des espaces de travail, prévention des effets indirects… Les salariés doivent être informés des situations d’exposition à leur poste de travail.

Quand l’exposition au poste de travail est inférieure aux Valeurs déclenchant l’Action (VA), il faut assurer une maintenance rigoureuse des installations (capots, écrans de blindage, vis de fermeture, raccordement à la terre…). Il faut vérifier les intensités des champs électromagnétiques à chaque modification du poste de travail (équipement, procédure, processus…) et après chaque opération de maintenance susceptible d’influencer l’exposition.
 

En cas de dépassement des VA, l’employeur doit mettre en place diverses mesures de prévention (techniques et organisationnelles) visant à réduire l’intensité des champs (se référer à celles figurant dans la brochure INRS ED 4216 « Champs électromagnétiques. Moyens de prévention »).

Réduction à la source

Pour réduire les intensités des champs électromagnétiques à la source, il est possible de :

  • modifier les équipements en accord avec leurs concepteurs (blindage intégré),
  • diminuer la puissance de l’émission ou interrompre temporairement l’émission,
  • isoler une zone de travail (blindage d’un local).
     

Les équipements doivent être maintenus en bon état (nettoyage des joints, changement des portes et capots, vérification de leur efficacité…).

Système permettant d’arrêter les émissions d’antennes téléphoniques pour pouvoir intervenir en sécurité dans une zone exposée aux rayonnements électromagnétiques

Réduction de l’exposition par éloignement

Les champs électromagnétiques décroissent rapidement avec la distance : l’éloignement de quelques dizaines de centimètres à quelques mètres (selon la fréquence) de l’opérateur par rapport à la source, lorsque cela est possible, est une protection simple et efficace.

Durée d’exposition

Pour les fréquences inférieures à 100 kHz, aucun effet cumulatif n'est connu à ce jour pour les expositions qui respectent les seuils des effets de stimulation électrique et d'échauffement des tissus. Par conséquent, la réduction de la durée d’exposition n’est pas une solution de prévention tant que les valeurs limites sont respectées.
 

En revanche, pour les expositions à des rayonnements de fréquences supérieures à 100 kHz, il convient de prendre en compte la durée réelle de l’exposition par période de 6 minutes (car c’est sur cette base que sont fixées les VA pour ces fréquences).

Environnement de travail

Afin d’éviter la circulation de courants induits dans les objets conducteurs (métalliques), il est préférable d’équiper les ateliers en tables, tabourets, armoires, surfaces de travail fabriqués en matériaux non-conducteurs. Pour cette même raison, il faut éviter de porter des boucles métalliques (bague, bracelet, boucles d’oreille, piercing, boucle de ceinture, monture de lunettes).

Zonage des espaces de travail

Des zones sont définies autour des sources de champs électromagnétiques pour tenir compte du niveau d’exposition auquel le personnel pourrait être soumis. Ce zonage ne vaut que dans le cas général et ne tient pas compte des travailleurs à risque particulier (porteurs d’implants…). Ces situations devront être traitées au cas par cas.

Actuellement, il n’existe pas de codification formelle des zones (couleurs, panneaux de balisage spécifiques). Toutefois, les recommandations sont les suivantes :

  • zone 0 : rien,
  • zone 1 : signalétique,
  • zone 2 : signalétique, accès condamnable et panneau d'interdiction d'accès.


L’affichage est réalisé aux points d’accès aux locaux, aux machines et/ou aux sources émettrices.

Zone 0

Aucun zonage n’est nécessaire pour les environnements de travail :

Zone 1

Les environnements de travail de catégorie I, II ou III (pour lesquels il est possible de respecter les VA de la directive 2013/35/UE) doivent être classés et délimités en zone 1. Les mesures techniques résultant de l’évaluation des risques doivent y être prises et surveillées. De plus, les mesures concernant les travailleurs à risques particuliers doivent être mises en œuvre.

Zone 2

Les environnements de travail pour lesquels il ne serait pas possible de réduire en permanence l’exposition au-dessous des VA doivent être classés en zone 2. L’accès à une telle zone doit être interdit, sauf autorisation particulière associée à des conditions d’intervention définies par le chef d’établissement (personnel qualifié autorisé, réduction du niveau d’émission à la source, coupure de l’émission…).

Prévention des effets indirects

En cas d’atmosphère explosive, il faut rechercher tous les cas qui pourraient aboutir à la formation d’un arc électrique entre des structures métalliques (fixes ou mobiles) placées dans un champ électromagnétique.
 

En cas de champ magnétique statique supérieur à 3 mT, il faut interdire l’utilisation d’objets ferromagnétiques (outils, bijoux…).
 

Si un salarié exposé porte un implant, le médecin du travail doit procéder à une étude au cas par cas en coordination avec le praticien qui a réalisé l’implantation : situation de travail, caractéristiques techniques de l’implant, conditions de l’implantation…

Protection individuelle

Quand tous les moyens de protection collective ont été recherchés, il est possible, en dernier recours, d’utiliser des vêtements de protection dont il faut, au préalable, valider les capacités d’atténuation des champs. Ces vêtements ne protègent pas contre les champs magnétiques basse fréquence. En revanche, ils sont utiles pour les interventions à proximité de sources haute fréquence quand l’émission ne peut pas être interrompue.

Formation et information des salariés

Dans tous les cas, les salariés doivent bénéficier d’une formation en rapport avec le résultat de l’évaluation des risques.
 

Ils doivent par ailleurs être informés des situations d’exposition aux postes de travail. À cette fin, il est nécessaire d’apposer des pictogrammes d’avertissement près des postes de travail à risque (afin d’avertir de la présence de champs) et d’en limiter l’accès.

Pictogrammes pour signaler la présence de champs électromagnétiques

Pictogramme de signalisation de radiations non ionisantes

Pour avertir de la présence de champs électromagnétiques, généralement radiofréquences (par exemple sur les stations de base de téléphonie mobile).

Pictogramme de signalisation de champ magnétique important

Pour avertir de la présence d’un champ magnétique statique ou non (par exemple sur les électrolyseurs).

 Pictogramme d’interdiction d’entrée aux porteurs d’implant actif

Pour interdire aux porteurs d’implants actifs (quels qu’ils soient) l’accès à des lieux de travail où sont utilisés des champs électromagnétiques (par exemple, les machines de soudage par point et les presses haute fréquence).
Pictogramme selon la norme NF EN 12198

Exemples de signalisation sur des lieux de travail de la présence de champs électromagnétiques

Surveillance médicale

Le suivi médical des travailleurs susceptibles d’être exposés aux champs électromagnétiques s’appuie sur la directive européenne 2013/35/UE (laquelle renvoie à la directive cadre 89/391/CEE du 12 juin 1989). Si tout effet indésirable ou inattendu sur la santé est signalé par un travailleur, ou lorsqu’une exposition supérieure aux VLE est détectée, l’employeur doit veiller à ce que le travailleur concerné puisse bénéficier d’examens médicaux ou d’une surveillance médicale appropriés.

Actuellement, la réglementation ne définit aucune contre-indication médicale au travail exposant à des champs électromagnétiques. Une attention particulière devra cependant être portée aux salariés suivants :

  • femmes enceintes,
  • personnes porteuses d’implants passifs métalliques,
  • salariés porteurs de dispositifs médicaux implantables actifs,
  • personnes atteintes de troubles du rythme cardiaque.
Pour en savoir plus
Mis à jour le 15/01/2015