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Amiante

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Travaux de l'INRS

Bilan des actions en matière d’information, d’information et de recherche

L'amiante fait partie des thèmes de la politique nationale de prévention des risques professionnels de l'Institution prévention (CNAMTS, CARSAT, CRAMIF, CGSS, INRS et EUROGIP).
 

L'INRS travaille et publie sur ce sujet depuis le début des années 1950. Il a en particulier participé à :

  • la définition des méthodes de prélèvement des fibres dans l'air,
  • la mise en place de dispositifs de prévention pour protéger les salariés des industries transformatrices d'amiante,
  • l'expertise du risque pour les occupants de la faculté de Jussieu (en 1975),
  • l'étude de l'efficacité des équipements de protection individuelle contre l'amiante,
  • l'élaboration de la norme relative au référentiel de qualification, puis de certification des entreprises de traitement de l’amiante,
  • le traitement des données de la campagne META du ministère chargé du travail menée en 2010, ayant conduit à l'évolution de la réglementation sur la prévention du risque amiante,
  • l’évolution de la réglementation sur l’amiante,
  • la promotion de la protection des travailleurs dans les pays en voie de développement.

Information et formation

Les CARSAT comme l'INRS effectuent régulièrement des mesurages des niveaux d'exposition professionnelle dont les résultats sont mis à disposition dans la base de données Fibrex. Dans le secteur de l’entretien et de la maintenance, l’INRS a réalisé en 2006 une campagne nationale de sensibilisation et d’information au risque amiante visant plus particulièrement les très petites entreprises du second œuvre du bâtiment. Cette campagne comportait des chroniques radio, des insertions dans la presse quotidienne régionale, l’ouverture d’un site web dédié et un partenariat avec le Comité central de coordination de l’apprentissage du bâtiment et des travaux publics (CCCA-BTP). Le bilan a été publié dans la revue INRS Hygiène et sécurité du travail (PR 29).
 

Entre 2000 et 2002, en collaboration avec la CNAMTS, le ministère chargé du travail, l’OPPBTP et les fédérations professionnelles, l’INRS a participé au réseau national de centres de ressources amiante en mettant à disposition des CARSAT et des comités régionaux de l'OPPBTP 72 stands d’information qui ont été exposés dans toute la France et fréquentés par environ 160 000 visiteurs. Ces centres de ressource amiante visaient à informer les salariés exposés lors de travaux d'entretien et de maintenance sur le risque amiante et sa prévention. Les actions de l’INRS visant la promotion de la sensibilisation des travailleurs de la « sous-section 4 » ont notamment porté en 2012 et 2013 sur la participation, en collaboration avec la CNAMTS, le ministère chargé du travail, l’OPPBTP et les fédérations professionnelles, à la campagne d’information « Pas formé, pas toucher » , régulièrement relayée dans la presse spécialisée pour les professionnels, les magazines Travail et sécurité et Références en Santé au travail.
 

Le magazine mensuel Travail et sécurité a consacré un dossier spécial sur l’amiante dans son édition de décembre 2011.
 

D'autre part, l'INRS dispense des formations sur l'amiante aux ingénieurs et contrôleurs des CARSAT, aux fonctionnels de sécurité des entreprises, aux formateurs des organismes de formation « Sous-section 3 » et aux organismes de contrôle de l’amiante en milieu de travail dont les dispositifs sont inscrits dans la réglementation, ainsi qu’aux formateurs d’organismes de formation en « Sous-section 4 » selon un référentiel conforme aux prescriptions de l’arrêté formation amiante. En décembre 2000, l'INRS a organisé un séminaire sur le rôle du médecin du travail dans les chantiers de retrait d'amiante friable (TD 110).

Études et recherche

Des recherches de l'INRS permettent de nouvelles avancées des connaissances sur l'action de l'amiante sur l'organisme. Environ 7 000 gènes ont été analysés à l'INRS par la technique des puces à ADN sur des cellules cancéreuses et normales de la plèvre. Cette expérimentation représente à ce jour l'étude la plus exhaustive réalisée en Europe sur des cellules cancéreuses. Les résultats de cette étude éclairent certains mécanismes, jusqu'à présent mal élucidés, pouvant expliquer la transformation de cellules saines en cellules malignes de mésothéliome. Par ailleurs, certains de ces gènes sont probablement impliqués dans la résistance des mésothéliomes aux thérapies anti-cancéreuses classiques. Elle ouvre des perspectives pour le diagnostic moléculaire et le traitement du mésothéliome. Une étude réalisée postérieurement a validé la fiabilité de certains de ces indicateurs biologiques sur des échantillons de mésothéliomes humains.
 

Les effets mutagènes de l’amiante au niveau pulmonaire pourraient impliquer les espèces réactives de l’oxygène (ERO) ou du nitrite produites par les macrophages alvéolaires. Dans le but de proposer un test in vitro alternatif de mutagénèse, un système de co-culture de macrophages alvéolaires de rats (NR8383) et de fibroblastes d’embryonnaires de rats transgéniques Big Blue Rat2 a été développé et testé avec un échantillon de crocidolite. L’exposition des macrophages NR8383 avec la crocidolite n’induisait aucune augmentation de la production de ROS. La co-culture de NR8383 et de Big Blue ne peut donc pas être utilisée en vue d’un test in vitro alternatif pour l’évaluation des propriétés mutagènes des fibres d’amiante.
 

Une étude a été menée pour suivre la perception des risques professionnels par des salariés de chantiers de désamiantage . L’efficacité perçue des moyens de protection utilisés sur ces chantiers tendent à relativiser, voire banaliser le risque d’exposition. La gestion des risques est vécue prioritairement comme individuelle bien qu’encadrée par une gestion collective. L’effet cumulatif de la pénibilité de l’activité et du port des équipements de protection individuelles (EPI) peut conduire à des comportements de protection et à des effets différés sur la santé.
 

En 2012, l’INRS a expérimenté un système de prélèvement de fibres d’amiante à l’aide d’un échantillonneur passif porté pendant une semaine par des plombiers-chauffagistes. Simple d’utilisation, ce dispositif repose sur l’effet électrostatique des électrets en polyéthylène placés à l’intérieur du « badge » permettant de « capter » les fibres d’amiante présentes dans l’air par convection naturelle. Réalisée en partenariat avec la CAPEB et IRIS-ST, les résultats de cette étude ont d’une part permis d’établir un débit équivalent lors du prélèvement à l’aide de ce dispositif, d’autre part montré la nécessité de sensibiliser et de former les plombiers à la prévention du risque amiante, particulièrement exposés de façon fortuite.
 

Suite à la publication des résultats de la campagne META menée en 2010 par la Direction générale du travail, l’INRS a créé en 2012 un projet « Amiante META » articulé autour de plusieurs axes visant, à l’horizon mi-2015, à :

Pour en savoir plus
Mis à jour le 16/12/2014